Remaniement: le Conseil des ministres québécois s'élargira

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Le premier ministre Philippe Couillard

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(Québec) Quelques limousines de plus et des changements d'affectation : le premier ministre Couillard ne se contentera pas d'« ajustements », la semaine prochaine, quand il remaniera son Conseil des ministres.

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Le député libéral Robert Poëti

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Rita de Santis, ministre responsable de l'Accès à... (Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne) - image 1.1

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Rita de Santis, ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques

Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne

Selon les informations obtenues par La Presse, il faut s'attendre à ce que le Conseil des ministres, qui compte actuellement 26 membres, voie croître le nombre de limousines, de deux ou trois, semble-t-il. On voudra rester toutefois en deçà du plafond théorique des 32 ministres établi par le remaniement de Bernard Landry en janvier 2002.

Dès hier, certains ministres ont eu des indications, bien vagues, que leurs fonctions pourraient changer - le cabinet de Philippe Couillard leur a demandé d'annuler des rencontres prévues aujourd'hui et demain avec des groupes. Après plusieurs semaines de convalescence, le secrétaire général du gouvernement Roberto Iglesias sera de retour au travail la semaine prochaine. Le forum des sous-ministres prévu jeudi a été annulé, trop proche du jeu de chaises musicales des ministres qui aura lieu mardi ou, plus probablement, mercredi. L'Assemblée nationale ne siège pas la semaine prochaine.

Le retour de Robert Poëti

De rares certitudes: Robert Poëti, le seul limogé lors du remaniement de janvier 2016, reviendra au Conseil des ministres. Philippe Couillard voit dans cette rétrogradation sa première erreur, qui a entraîné une cascade de problèmes. Le point de chute de M. Poëti n'est pas clair. Il y a longtemps, on avait songé à lui pour un poste de ministre délégué relevant du Trésor, pour surveiller l'attribution des contrats gouvernementaux, mais depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.

Une autre certitude, Rita de Santis sera ramenée à la banquette arrière. Ses remarques étonnantes l'an dernier posaient déjà problème, le cafouillage autour des demandes d'accès à l'information et l'affrontement avec Me Jean Chartier, président de la Commission d'accès, étaient de trop. Pour prendre sa place, un candidat semblait s'imposer, Me Marc Tanguay, à qui ces dossiers sont déjà familiers, mais nommer un homme de plus au Conseil soulève des problèmes du point de vue de l'équilibre hommes-femmes.

Laurent Lessard voulait être déchargé de ses responsabilités aux Transports. Il sera exaucé. Martin Coiteux, l'autre ministre à deux portefeuilles, conserverait les mêmes responsabilités. On lui avait donné le feu vert pour préparer la fusion entre les Affaires municipales et la Sécurité publique.

De jeunes députés pourraient monter en grade

Plusieurs voient Stéphane Billette, député de Huntingdon, au poste de ministre de l'Agriculture. Philippe Couillard veut faire monter de jeunes élus. Isabelle Melançon, élue dans Verdun, André Fortin, dans Pontiac, et Véronyque Tremblay, députée de Chauveau dans la région de Québec, sont dans l'antichambre du Conseil, mais les décisions ne sont pas arrêtées, assure-t-on. Philippe Couillard a évoqué la semaine dernière la création d'un secrétariat aux anglophones, un poste de plus au Conseil des ministres.

Gaétan Barrette, responsable de la Santé, ne bougerait pas, selon des sources bien informées. Même chose pour la ministre déléguée Lucie Charlebois, au coeur de la préparation du projet de loi pour appliquer la légalisation du cannabis. Des rumeurs laissent entendre que Pierre Moreau souhaiterait d'autres responsabilités que le Conseil du trésor - il annoncera demain l'entente avec les médecins omnipraticiens, un jalon important dans son parcours. Les discussions avec les juristes de l'État et les ingénieurs du gouvernement ont été moins faciles, toutefois.




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