Caucus de la CAQ: Legault pense déjà à ses potentiels ministres

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Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault.

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(Shawinigan) Encouragé par des sondages favorables, François Legault pense déjà à qui formerait son premier conseil des ministres advenant qu'il remporte la prochaine élection générale qui devrait, croit-il, être «historique».

«Les Québécois pensent qu'on peut faire mieux en économie, en éducation et en santé. (...) Sans rien prendre pour acquis, je commence à penser aux premiers gestes qui devraient être posés», a affirmé mardi le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) au dernier jour de son caucus de la rentrée parlementaire à Shawinigan. 

«Nous allons travailler fort, mais il y a une réelle possibilité que l'élection de 2018 soit une élection historique. Qu'après 45 ans d'alternance entre les deux mêmes partis, on ait un premier gouvernement de la CAQ», a dit M. Legault.

Des candidats vedettes? 

Les yeux tournées vers les prochaines élections, la CAQ admet avoir tenu son caucus en Mauricie parce qu'elle estime avoir des chances d'y remporter des sièges, qui sont pour l'instant tous détenus par les libéraux. 

En point de presse, M. Legault a toutefois refusé de dévoiler ses candidats vedettes dans la région comme ailleurs en province. On ne sait d'ailleurs toujours pas où sa chef de cabinet adjointe, l'ex-procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia LeBel, se présentera. 

«Il y a certains candidats qui n'ont pas le droit de s'afficher [pour l'instant] politiquement à cause de leur emploi. Ils seront annoncés à la dernière minute (...) parce qu'ils ne peuvent pas se permettre d'être un an sans salaire», a dit le chef caquiste en point de presse. 

La meute, «il n'y en a pas à la CAQ» 

Selon le chef de la CAQ, les membres du groupe ultranationaliste La Meute, qui s'affichent entre autres ouvertement contre ce qu'ils appellent l'immigration illégale, «il n'y en a pas à la CAQ.» 

«Je n'aime pas les gens des extrêmes, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite. Ces gens-là ne sont pas les bienvenus à la CAQ, et à ce qu'on sache, il n'y en a pas à la CAQ. On ne veut pas les avoir», a dit M. Legault. 

Plus tôt, mardi, son député de La Peltrie, Éric Caire, avait pour sa part affirmé que le discours de La Meute lui déplaisait «souverainement». 

«(...) La Meute est un groupe qui a un discours qui me déplaît souverainement, qui s'approche de la xénophobie et du racisme. Le débat qu'on a présentement sur les migrants, c'est comment on gère cette crise-là. D'abord, il faut parler de crise, il faut arrêter de parler de réfugiés, mais il ne faut pas se servir de ça pour (...) pour commencer à questionner le fait que des immigrants viennent s'installer ici, ce dont on a cruellement besoin. On a besoin d'immigrants, on veut des immigrants, on veut intégrer les immigrants, il ne faut pas mélanger les discours et malheureusement, ça sème la confusion», avait-il dit.

«Oui, des imbéciles, il y en a partout. Il y a des situations qui les excitent un peu plus et qui font qu'ils sont un peu plus visibles, mais la grande majorité des Québécois sont des gens tolérants, ouverts et accueillants. D'autre part, je ne voudrais pas qu'on mélange un débat qui est légitime sur le respect de nos lois, sur l'immigration, sur l'intégration de nos immigrants avec les (...) quelques imbéciles excités dont personne ne veut, à commencer par nous», avait-il dit. 

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Legault veut que Québec retourne 1000 $ par famille

Comme dernière sortie publique avant la fin de son caucus de la rentrée parlementaire, François Legault a demandé au premier ministre Philippe Couillard de piger dans les surplus budgétaires pour remettre «dès l'automne» un chèque de 1000 $ par famille.

Le chef caquiste estime aussi que l'économie québécoise, malgré certains indicateurs positifs, ne se porte pas bien. Il compte bien faire de l'économie un enjeu pour la prochaine campagne électorale.

«Le Québec a un écart dans son PIB de 9% par rapport à l'Ontario et de 20% par rapport au reste du Canada. Ça explique pourquoi on reçoit de la péréquation, ça explique pourquoi on a des salaires plus bas. Il y a un immense rattrapage économique à faire, ça devrait même devenir un projet de société», a-t-il affirmé.




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