Les ingénieurs de l'État rejettent les offres de Québec

Des 1400 ingénieurs au service de l'État québécois,... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Des 1400 ingénieurs au service de l'État québécois, 850 travaillent pour le ministère des Transports.

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(QUÉBEC) Les ingénieurs de l'État ont rejeté à 90 % les dernières offres du gouvernement Couillard, vendredi, et ils laissent planer la menace d'une nouvelle grève.

Les 1400 syndiqués de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement (APIGQ) ont tenu un scrutin électronique ces derniers jours pour statuer sur la proposition « finale et globale » du président du Conseil du trésor, Pierre Moreau.

Plus de 90 % des membres ont voté et ils ont rejeté les offres dans une proportion de 90,7 %. Ils ont aussi renouvelé le mandat de grève générale illimitée qu'ils avaient donné à leur syndicat.

Aux yeux du président de l'APIGQ, Marc-André Martin, le message des syndiqués est clair.

« On a une forte majorité des gens qui sont très mécontents, a-t-il dit. Ils ne sont pas contents du tout de cette offre. »

Les ingénieurs ont mené au printemps une grève de trois semaines qui a perturbé des centaines de chantiers à travers la province. Ils ont mis fin au débrayage à la mi-juin.

Fort du verdict de ses membres, le syndicat n'exclut pas un nouveau débrayage. Il rencontrera les négociateurs du gouvernement mardi pour présenter une contre-proposition. Il décidera de la marche à suivre au terme de la rencontre.

« Tout est fonction du ton à la table », a résumé M. Martin.

Le syndicat doit donner un préavis de neuf jours avant de relancer la grève.

Le ministre Moreau a indiqué le mois dernier qu'il présentera une loi spéciale si les syndiqués perturbent de nouveau les chantiers. Il n'avait pas encore réagi au vote des ingénieurs au moment d'écrire ces lignes.

Un écart « énorme »

L'APIGQ réclame des augmentations de 20 % sur sept ans afin que ses membres jouissent de conditions semblables aux autres ingénieurs du secteur public. Le syndicat espère ainsi protéger l'expertise interne du gouvernement, dont l'érosion a été dénoncée dans un récent rapport de la vérificatrice générale.

Le gouvernement offre des augmentations de 5,25 % sur quatre ans, puis une hausse plus importante pour les ingénieurs les plus expérimentés la dernière année de la convention collective. Il propose aussi des primes d'expertise à certains syndiqués. 

M. Moreau s'est dit ouvert à des aménagements « à la marge » de sa proposition.

« C'est énorme, l'écart, a indiqué Marc-André Martin. On n'est pas du tout sur la même patinoire. »




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