Réduction des GES: le gouvernement Couillard prend du retard

Le Québec a diminué ses émissions de GES... (Photo archives La Voix de l'Est)

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Le Québec a diminué ses émissions de GES de 1,4 mégatonne par rapport au niveau de 1990, alors qu'il devrait plutôt être à 3 mégatonnes, soit 50% de l'objectif final de réduction de 6 mégatonnes en 2020.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Drummondville

Le gouvernement Couillard est bien loin de ses objectifs en réduction des gaz à effet de serre (GES).

Il a pris un retard qui sera difficile à rattraper en 2015-2016, selon l'opposition officielle, qui réclame un sérieux coup de barre.

En vertu des données publiées tout récemment concernant le Plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020, à mi-parcours en 2015-2016, le Québec avait diminué ses émissions de GES de 1,4 mégatonne par rapport au niveau de 1990, alors qu'il devrait plutôt être à 3 mégatonnes, soit 50% de l'objectif final de réduction de 6 mégatonnes en 2020.

C'est notamment parce que les dépenses du Fonds vert destiné justement à réduire les émissions de GES ne sont pas effectuées au même rythme.

«L'argent dort dans les coffres», a affirmé le porte-parole péquiste en matière d'environnement, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, dans une entrevue avec La Presse canadienne dimanche, en marge du Conseil national du Parti québécois à Drummondville.

M. Gaudreault a expliqué que des sommes ne sont donc pas investies pour réduire la pollution, notamment dans le camionnage, ou encore des montants importants sont dépensés pour des résultats minimes.

Il donne l'exemple d'un des programmes du ministère des Transports, où 58% de l'enveloppe ne servira qu'à atteindre 3% des cibles de l'effort restant à atteindre pour 2020.

«C'est irrationnel, c'est comme dire: tu vas verser 58% de ton budget des rénovations de ta maison pour l'équivalent de 3% de ton projet de rénovation», a-t-il illustré.

Le député péquiste y voit un problème de gouvernance du Fonds vert, mais aussi de volonté politique, puisque selon lui la commande ne vient pas du plus haut niveau de la hiérarchie, jusqu'au premier ministre.

«C'est un problème de volonté politique», a soutenu M. Gaudreault.

Par ailleurs, il constate que le gouvernement ne dispose pas de données assez à jour, d'indicateurs fiables et constants pour mesurer les résultats et ajuster ses programmes en conséquence.

«C'est comme si on était sur l'autoroute et que l'indicateur de vitesse ne fonctionnait pas, on ne sait pas si on dépasse ou non la vitesse permise. Là, on roule pour atteindre les cibles, mais on ne sait pas si on va à la bonne vitesse.»




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