Le PQ n'est pas raciste, mais il doit faire une «introspection», dit QS

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La porte-parole solidaire Manon Massé a refusé de lancer la pierre aux membres de son parti qui ont réagi avec virulence à l'idée de s'associer au parti responsable de la charte.

NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE

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(Québec) Le Parti québécois n'est pas « raciste », mais il doit faire une « introspection » sur la charte des valeurs, a affirmé mardi la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, qui a refusé de se dissocier des propos tenus par certains membres de son parti.

La direction du PQ a écrit lundi au comité de coordination de QS, le sommant de se dissocier des accusations de racisme lancées à son endroit par des militants solidaires. Ces propos ont été tenus il y a 10 jours lors du débat sur une alliance électorale des deux partis indépendantistes, projet qui a finalement été rejeté.

À son arrivée à l'Assemblée nationale, mardi, Mme Massé a indiqué qu'à ses yeux, le PQ n'est pas raciste. Mais elle a ajouté un bémol.

« Il a une introspection à faire sur les actions qu'il a posées, sur les impacts que ça a eus », a-t-elle indiqué.

La porte-parole solidaire a refusé de lancer la pierre aux membres de son parti qui ont réagi avec virulence à l'idée de s'associer au parti responsable de la charte.

« Je crois profondément qu'il y a des gens qui ont la peau noire, qu'il y a des gens qui portent le hijab qui sont et qui ont été discriminés, a dit Mme Massé. Et ils et elles associent ça à l'atmosphère qu'a laissé planer au Québec la charte des valeurs. »

« Pour moi, que quelqu'un qui vit une situation nomme les choses telles qu'ils la vivent, je peux comprendre, a-t-elle ajouté. Je ne suis pas pour dire: "Tu as tort". Je suis qui, moi, pour dire "Tu as tort" ? »

Insulte

Quelques minutes plus tôt, le chef péquiste Jean-François Lisée a accusé la direction de QS d'avoir cautionné des propos inacceptables en refusant de modérer les commentaires émis par ses militants pendant le débat sur la convergence. Ce faisant, elle a insulté les membres du PQ et tous les Québécois qui appuient ses positions en matière de laïcité et d'identité, a dénoncé M. Lisée.

« Tout le monde a pu comprendre que Québec solidaire avalisait ce genre de propos », a dit le chef péquiste.

« Ce que ça voulait dire, c'est que tous ceux qui au Québec pensent qu'il faut faire des pas en avant pour la laïcité, baliser les accommodements religieux, d'interdire des signes religieux pour certaines catégories de personnel, tous ces gens-là, selon Québec solidaire, sont xénophobes et racistes », a-t-il ajouté.

Escalade

L'épisode de mardi marque une nouvelle étape dans l'escalade verbale qui oppose péquistes et solidaires dans la foulée du rejet d'une alliance électorale par les membres de QS. Vendredi, M. Lisée avait accusé la formation de gauche d'être dirigée par un « Politburo ».

Ce nouvel accrochage a amusé le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel, qui y voit une « chicane interne » entre souverainistes.

« Les souverainistes se parlent entre eux, ils se demandent des excuses l'un et l'autre, a-t-il ironisé. Les Québécois se disent qu'il faut faire avancer l'économie du Québec, ça nous prend un médecin de famille, il faut réduire les délais d'attente. C'est pour ça qu'on travaille à faire avancer ces dossiers pour les familles du Québec. »

M. Bonnardel considère que le PQ n'est pas « raciste », mais que son chef Jean-François Lisée est « difficile à suivre ».




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