Convergence avec le PQ: Québec solidaire pourrait tripler son nombre d'élus, soutient Khadir

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Le député de Québec solidaire Amir Khadir jette tout son poids dans la balance pour favoriser une alliance électorale entre sa formation et le Parti québécois.

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Premier député élu sous la bannière de Québec solidaire (QS), Amir Khadir jette tout son poids dans la balance pour favoriser une alliance électorale avec le Parti québécois. QS pourrait tripler sa représentation à l'Assemblée nationale avec un échange stratégique de circonscriptions, selon lui.

Le député de Mercier a déjà dit qu'il n'y aurait jamais d'alliance politique entre son parti et le PQ. Il n'est pas question de programme commun, de gouvernement de coalition, « mais je suis ouvert à ce qu'il y ait une meilleure représentation de Québec solidaire à l'Assemblée nationale », explique M. Khadir à la veille du congrès où les militants de QS auront à se prononcer sur la convergence avec le PQ.

Pour M. Khadir, « le PLQ, si les tendances électorales se maintiennent, ne sera pas loin de 33 % aux prochaines élections, il ne sera pas en zone majoritaire. Le PQ peut penser qu'en 2018, même sans entente avec d'autres partis, il pourra avoir un gouvernement majoritaire ».

En fin de semaine, les congressistes solidaires devront se demander « comment notre choix peut aider Québec solidaire à devenir plus fort. Si notre voix est plus forte, que le gouvernement soit libéral ou péquiste, on pourra mieux travailler », résume-t-il.

Pour lui, une alliance est possible avec le PQ ; dans 21 circonscriptions, QS accepterait de ne pas présenter de candidat pour laisser la place au PQ. Inversement, dans une dizaine de circonscriptions, le PQ laisserait passer QS. Pour Amir Khadir, QS pourrait, selon lui, remporter jusqu'à six sièges supplémentaires, dont deux en régions. À Montréal, QS aurait des chances réalistes dans Laurier-Dorion, Verdun et Saint-Henri - Sainte-Anne. Dans Rosemont et dans Hochelaga-Maisonneuve, les circonscriptions de Jean-François Lisée et de Carole Poirier, QS présenterait tout de même des candidats.

UN GAIN EN MATIÈRE D'ALLOCATIONS

Si, bien sûr, les sympathisants des deux partis suivent les consignes, QS ne perdrait pas au change - il bénéficierait de deux fois plus de votes qu'il n'en céderait au PQ, un gain, donc, du point de vue des allocations versées par le Directeur général des élections. M. Khadir minimise les informations voulant que dans sa propre circonscription de Mercier, les délégués soient très nettement contre toute alliance. « Je suis dans un parti de gens de coeur, qui ont des opinions et qui sont indomptables », lance-t-il. Pour lui, dans l'ensemble, les deux tendances « sont assez équilibrées et cela va dépendre beaucoup de nos débats en fin de semaine ».

L'imminence d'une décision au congrès de QS ce week-end suscite un peu de fébrilité du côté du Parti québécois. Au début de la journée, le leader parlementaire Pascal Bérubé soutenait qu'il serait impossible pour son parti de remporter des élections majoritaire sans un rapprochement avec QS. Quelques heures plus tard, son chef Jean-François Lisée soutenait le contraire.

- Avec La Presse canadienne




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