Inondations: 350 millions pour les sinistrés

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Les inondations à Saint-Placide, dans les Laurentides, le 6 mai

Photo Bernard Brault, La Presse

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(QUÉBEC) La catastrophe a été sans précédent, l'aide aux sinistrés sera de même niveau. Québec prévoit que les citoyens, les entreprises et les municipalités touchés par les inondations obtiendront 350 millions en dédommagement ; au moins la moitié sera remboursée par Ottawa. L'annonce doit être faite aujourd'hui, à Montréal, par le premier ministre Philippe Couillard, mais La Presse a pu réunir les principaux éléments du programme mis au point par les ministères de la Sécurité publique et des Finances.

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Les inondations à Saint-Placide, dans les Laurentides, le 6 mai

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Les inondations de la rivière Richelieu, en 2011

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TROIS FOIS PLUS QUE POUR LE RICHELIEU

Québec a bonifié considérablement le programme d'assistance existant. On avait déboursé 110 millions pour les sinistrés du Richelieu en 2011. Les dommages, il faut le rappeler, avaient été moins importants et avaient touché moins de résidences. Pour les dommages aux résidences, on compensera jusqu'à 200 000 $ les dépenses admissibles ; c'était 159 000 $ en 2011. De plus, 90 % des dépenses admissibles seront remboursées contre 80 % il y a six ans. Québec paiera pour une seconde salle de bains, une deuxième chambre, ce qui n'était pas couvert jusqu'ici. On consentira aussi jusqu'à 5000 $ pour l'aménagement extérieur, ce qui n'était pas dans le programme à l'origine.

PLUS D'ENTREPRISES ADMISSIBLES

Les entreprises qui ont jusqu'à 1 million de dollars de revenus nets par année seront admissibles ; en 2011, le plafond était de 500 000 $. On estime que les entreprises obtiendront de 15 à 20 millions d'assistance. L'assistance sera plafonnée à 265 000 $. On estime que les particuliers obtiendront 270 millions des remboursements. Par rapport à 2011, le nombre de sinistrés, 4500, est beaucoup plus important.

MUNICIPALITÉS INDEMNISÉES

Les municipalités seront aussi dédommagées, ce qui n'était pas le cas en 2011. On estime qu'une cinquantaine de millions leur seront destinés ; un chiffre bien difficile à établir pour l'instant, confie-t-on. Québec remboursera de 75 à 80 % des coûts admissibles.

RÉSIDENCES SECONDAIRES : CRÉDITS D'IMPÔT À LA RÉNOVATION

Le programme pour les sinistrés ne prévoit rien pour les résidences secondaires. Mais Québec annoncera aujourd'hui un crédit d'impôt pour aider aux rénovations nécessaires pour les chalets. Le ministère des Finances publiera aujourd'hui un bulletin d'information pour préciser les balises des dépenses admissibles et les plafonds. Le programme fonctionnera comme les assistances fiscales à la rénovation domiciliaire dans le passé.

DES ÉTUDIANTS AU TRAVAIL

Vendredi dernier, le ministère de l'Emploi se faisait demander un programme d'aide à l'embauche pour les étudiants ou les jeunes chômeurs. De l'argent sera transmis aux municipalités pour leur permettre d'embaucher des jeunes cet été pour la réhabilitation des équipements collectifs. Le programme visera les étudiants en premier lieu, mais on souhaite aussi le rendre accessible aux sans-emploi et aux bénéficiaires de l'aide sociale. Les Carrefours Jeunesse-Emploi y joueront un rôle stratégique.

À LONG TERME

Le gouvernement veut plancher aussi sur une meilleure planification à long terme des constructions riveraines. On considère la possibilité de forcer ceux qui veulent reconstruire en zone inondable de s'assurer pour ces sinistres. Avec le programme qui sera annoncé aujourd'hui, Québec veut agir de façon ponctuelle et ne pas dissuader les propriétaires d'assurer leur risque élevé. Les cartes de zones inondables n'ont pas été mises à jour depuis 2004.

FEU VERT À UNE COMMISSION D'EXAMEN

Les récentes inondations au Québec démontrent qu'au-delà de l'aide aux actuels sinistrés, une réflexion à long terme s'impose sur l'aménagement du territoire en zone inondable, a souligné hier le premier ministre Couillard. À l'Assemblée nationale, il a promis de considérer la proposition faite par le chef de l'opposition, Jean-François Lisée, d'instituer une commission d'examen scientifique sur le phénomène. Une telle démarche avait été mise en place au lendemain des inondations au Saguenay, en 1996, et après le grand verglas de 1998, a souligné M. Lisée. En réalité, le gouvernement est déjà décidé à donner le feu vert à cet exercice, a-t-on appris.

COITEUX : LE « RÉTABLISSEMENT » D'ABORD

Le ministère de la Sécurité publique fera en sorte « qu'à chaque porte de chaque maison inondée, les citoyens aient toute l'information nécessaire pour les travaux à faire », a souligné le ministre Martin Coiteux. Il y aura, plus tard, un bilan à faire pour décider si certaines maisons riveraines doivent être reconstruites. Pour lui, « il y a un travail à faire après tout ça. Doit-on resserrer les règles, appliquer plus rigoureusement les règles existantes ? On doit se demander si les cartes de zones inondables ne doivent pas être actualisées. Mais pour l'instant, on est en phase rétablissement, et c'est ça qu'on fait ».




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