«On a besoin d'aide», implorent des parents d'enfants handicapés

Devant «l'indifférence totale» du gouvernement Couillard, des parents d'enfants... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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(Québec) Devant «l'indifférence totale» du gouvernement Couillard, des parents d'enfants handicapés envisagent de recourir aux tribunaux pour que le soutien financier de l'État soit maintenu lorsque leur fille ou leur fils atteint l'âge adulte.

L'an dernier, Québec a annoncé un nouveau programme d'aide destiné aux parents d'enfants handicapés. Le soutien financier s'élève à 11 000 $ par année.

Or, des 3087 demandes reçues par l'État, 561 ont été acceptées et 698 ont été refusées. Et l'aide financière prend fin lorsque l'enfant atteint l'âge de 18 ans.

«Il y a beaucoup de familles qui se sont réjouies quand ça a été lancé, mais qui ont pleuré après, parce qu'il y en a vraiment beaucoup qui ont été refusées. (...) Quand le nouveau programme a été mis en place, j'attendais ça avec impatience et puis quand j'ai vu que les plus de 18 ans étaient exclus, je me suis dit : il faut faire quelque chose», a affirmé Marie-France Beaudry, fondatrice de Parents pour toujours, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, jeudi, en compagnie du député caquiste, François Paradis.

Cette association demande que le gouvernement reconnaisse « le travail des parents qui prennent soin de leur enfant malade ou handicapé d'âge majeur» et leur accorde le même statut et le même soutien qu'une famille d'accueil. Une pétition en ce sens, comprenant 6500 signatures, a été déposée par M. Paradis à l'Assemblée nationale.

«C'est une grosse aberration de voir que les familles d'accueil sont soutenues, mais pas les familles naturelles. On fait le même travail, et c'est absolument injustifiable et inhumain que nous on ne soit pas soutenu», a déclaré Mme Beaudry.

Entourée d'autres parents et de leurs enfants handicapés, elle a dénoncé «l'indifférence totale» du gouvernement à l'égard de leurs revendications. «On ne veut pas faire pitié, on est ici parce qu'on est à bout, parce qu'on est fatigués de se battre, on a besoin d'aide, absolument. Je m'occupe de mon fils et je ne veux pas l'abandonner, mais c'est très difficile de se retrouver à l'aide sociale», a-t-elle lancé.

Le dépôt d'un recours collectif contre Québec est envisagé. «C'est en train de se dessiner très, très sérieusement.»

François Paradis appuie les demandes de Parents pour toujours. «Le problème avec le programme, c'est que l'aide cesse d'être versée lorsque l'enfant atteint l'âge de 18 ans. Mais quand on souffle sur les bougies, il y en a 18 sur le gâteau, le handicap ou la maladie ne disparaît pas comme ça», a-t-il affirmé. Il trouve inéquitable que l'État ne verse pas d'aide à ces parents, mais que, si ceux-ci décidaient de se séparer de leur enfant, il en donnerait aux familles d'accueil qui les hébergeraient.

«Je sais que si je mets mon fils en famille d'accueil ou, encore pire, en CHSLD, sa santé va décliner totalement, donc il va coûter encore plus cher à la société», a indiqué Mme Beaudry.




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