REM: Québec en mode séduction avec les partis fédéraux

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Le fédéral a déjà manifesté son intention de contribuer au projet du REM, mais les modalités restent à déterminer.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le gouvernement Couillard est en offensive de séduction pour forcer le fédéral à financer rapidement le Réseau électrique métropolitain (REM).

Le ministre des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, fait actuellement la tournée des groupes parlementaires fédéraux. Le REM est ce vaste réseau de trains de banlieue prévu dans la région de Montréal, sous l'égide de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

En commission parlementaire mercredi sur l'étude des crédits budgétaires de son ministère, M. Fournier a déclaré qu'il avait rencontré cette semaine la plupart des membres du caucus conservateur québécois à la Chambre des communes.

En juin, il devrait aussi faire de même avec les élus québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD). Le ministre a également indiqué qu'il avait rencontré des ministres et députés québécois du gouvernement Trudeau.

Il répondait ainsi à une question du porte-parole de l'opposition officielle, Nicolas Marceau, qui voulait connaître les actions entreprises par le gouvernement Couillard pour solliciter la contribution financière d'Ottawa.

Le fédéral a déjà manifesté son intention de contribuer au projet du REM, mais les modalités restent à déterminer. La Caisse de dépôt finance le projet, mais le gouvernement Couillard s'est engagé à contribuer pour 1,3 milliard de dollars et en attend autant du gouvernement Trudeau.

La question la plus épineuse est celle de l'échéancier, a cependant précisé Jean-Marc Fournier. Si Ottawa procède au financement du projet par l'entremise de la future Banque d'infrastructures du Canada (BIC), les délais risquent de s'allonger, car la nouvelle organisation n'est pas encore mise sur pied et doit l'être d'ici à la fin de cette année.

Cependant, la contribution de la future BIC aurait l'avantage de pouvoir s'ajouter aux sommes qui pourraient être versées par l'entremise des programmes fédéraux de subvention déjà existants, a expliqué M. Fournier.

«Les représentations qui sont faites en ce moment sont de tenter d'avoir tous les avantages et aucun inconvénient (sic)», a affirmé M. Fournier.

Or le temps presse, puisque la Caisse veut finaliser le projet pour 2020. «Ça veut dire que le gouvernement fédéral doit commencer à y travailler dès maintenant: même si la Banque (la BIC) n'est pas créée, il doit commencer à y travailler», a-t-il poursuivi. C'est le message qu'il porte dans ses rencontres, a-t-il assuré.

«Je reste toujours avec la même question, la même inquiétude qui ne demande qu'à être résorbée, c'est que nous puissions le faire dans un échéancier qui correspond à ce qu'envisage la Caisse», donc qu'Ottawa apporte ses garanties et avance dans ses préparatifs même si la BIC n'est pas encore instituée, a-t-il conclu.




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