L'opposition réclame le départ du chef de cabinet de Couillard

« Jean-Louis Dufresne est l'homme le plus puissant de... (Jacques Boissinot, archives PC)

Agrandir

« Jean-Louis Dufresne est l'homme le plus puissant de la colline Parlementaire après le premier ministre, a dit le député péquiste Pascal Bérubé. Et il s'adonne que l'autre homme le plus puissant, c'était Marc Bibeau. Et là, on a un ménage à trois, un triangle où, tantôt un est d'un côté de la clôture, tantôt il devient de l'autre côté. » Sur cette photo, Jean-Louis Dufresne (au centre) accompagne le premier ministre Philippe Couillard (à droite).

Jacques Boissinot, archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les partis de l'opposition ont réclamé la tête du chef de cabinet de Philippe Couillard, jeudi, 24 heures après qu'il eut admis avoir eu des liens d'affaires avec Marc Bibeau, qui se trouve au coeur d'une enquête de l'UPAC sur le financement politique du Parti libéral.

Pour le député du Parti québécois, Pascal Bérubé, il est clair que Jean-Louis Dufresne doit quitter son poste.

« Tant qu'on ne pourra pas faire la lumière, clairement, sur ces enjeux-là, je ne vois pas comment il peut, lui-même, conseiller le premier ministre dans les enjeux de cette nature, et être lui-même un acteur », a affirmé M. Bérubé.

Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, M. Dufresne a révélé que la société dont il était le vice-président, BCP Consultants, a obtenu un 2010 un mandat de la société Beauward, qui appartient à M. Bibeau.

Le premier ministre a dit ne rien voir de répréhensible dans le comportement de M. Dufresne, puisqu'il a simplement fait son travail. C'était avant qu'il rejoigne son cabinet en 2013.

L'opposition ne voit pas les choses ainsi. M. Bibeau est un ancien collecteur de fonds du Parti libéral qui se trouve au coeur de l'enquête Mâchurer, menée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC). À cela s'est ajouté mercredi un reportage de TVA qui révèle que MM. Dufresne et Bibeau ont joué un rôle dans une opération d'influence des communications du gouvernement Charest en 2011.

« M. Dufresne est l'homme le plus puissant de la colline Parlementaire après le premier ministre, a dit le député péquiste Pascal Bérubé. Et il s'adonne que l'autre homme le plus puissant, c'était Marc Bibeau. Et là, on a un ménage à trois, un triangle où, tantôt un est d'un côté de la clôture, tantôt il devient de l'autre côté. »

La Coalition avenir Québec avait déjà réclamé la démission de M. Dufresne, l'été dernier, dans la foulée de la controverse qui a suivi la vente des actions de Rona par Investissement Québec. Le député caquiste Éric Caire a réitéré cette demande jeudi.

« Le chef de cabinet du premier ministre du Québec actuel a fait partie du réseau d'influence de Marc Bibeau pour défendre ses intérêts dans un passé pas si lointain, a dénoncé M. Caire. Alors, vous me demandez est-ce que ça, ça devrait s'ajouter à la pile des raisons pour laquelle il démissionne? »




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer