Le gouvernement Couillard renoncerait à interdire les pitbulls

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Tout indique que la position finale du gouvernement tende à coller aux recommandations du groupe de travail chargé l'été passé de conseiller Québec.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne

Québec n'aurait pas l'intention d'interdire les pitbulls du territoire.

Selon les informations obtenues mercredi par La Presse canadienne, le gouvernement Couillard opterait plutôt pour un encadrement serré des chiens jugés dangereux ou potentiellement dangereux.

Dix mois après le décès d'une Montréalaise, Christiane Vadnais, morte à la suite d'une violente attaque d'un pitbull dans la cour arrière de sa maison, Québec n'a toujours pas réagi, malgré les promesses d'agir rapidement pour protéger la population contre les chiens dangereux.

Mais le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, va remédier à la situation, en déposant probablement jeudi un projet de loi fort attendu indiquant comment le gouvernement entend encadrer la possession de chiens jugés dangereux, nommément les pitbulls.

L'enjeu des derniers mois consistait à déterminer s'il fallait limiter et encadrer la circulation de ce type de chiens ou bien interdire carrément d'en posséder sur tout le territoire.

Dans le caucus libéral comme au conseil des ministres, les avis étaient partagés. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s'était dit dès le début favorable à l'interdiction, ayant vu à titre de médecin les dommages irréversibles que certains chiens pouvaient causer. L'ex-ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, se disait aussi plutôt favorable à l'interdiction, en s'inspirant du modèle ontarien.

D'autres revendiquaient plutôt le droit de posséder un animal de compagnie, quel qu'il soit.

En juin, dans les jours ayant suivi l'attaque subie par Mme Vadnais, le ministre Coiteux s'était engagé à agir sans tarder.

Cette semaine, à Saint-Jean-sur-Richelieu, une femme de 60 ans a été attaquée par ses deux chiens, dont un pitbull. Elle a dû être hospitalisée en raison d'importantes blessures subies à la tête et au visage.

Tout indique que la position finale du gouvernement tende à coller aux recommandations du groupe de travail chargé l'été passé de conseiller Québec.

Dans son rapport, remis à la fin août, ce groupe de travail concluait que la grande majorité des propriétaires de pitbulls devraient conserver leur chien.

Seule exception: les personnes ayant commis certains types d'infraction, comme des infractions criminelles liées à la violence ou à la cruauté envers les animaux.

Les autres pourraient donc continuer à se promener dans les rues avec leur pitbull, mais en devant observer certaines règles.

Le groupe voulait éviter d'étiqueter une race en particulier et préconisait plutôt de créer deux catégories de chiens: les chiens dangereux, de type pitbull, et les chiens potentiellement dangereux, pesant 20 kg ou plus et dressés à des fins de protection.

Pour ces deux catégories de chiens, le groupe recommandait: l'enregistrement annuel obligatoire, l'obligation de tenir son chien en laisse dans les lieux publics, le port du licou ou du harnais de corps dans les lieux publics.

Pour les chiens pitbulls, s'ajouterait l'obligation de porter une muselière dans les lieux publics, la stérilisation et l'installation d'une clôture en vue d'empêcher le chien de quitter le lieu de la propriété privée.




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