Don de 25 000 $: Coderre critiqué à l'Assemblée nationale

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a reconnu avoir... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, a reconnu avoir accepté un chèque de 25 000 $ de l'homme d'affaires Jean Rizzuto en 2012 pour l'aider à défrayer ses honoraires juridiques.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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(Québec) Les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale ont unanimement critiqué Denis Coderre, mardi, après qu'il eut admis avoir accepté un chèque de 25 000 $ d'un homme d'affaires alors qu'il était député fédéral. Mais le gouvernement Couillard a réagi avec prudence aux aveux du maire de Montréal.

Les trois partis de l'opposition ont remis en cause le comportement de M. Coderre, qui a reconnu avoir accepté un don de l'homme d'affaires lavallois Jean Rizzuto (aucun lien avec la famille mafieuse) en 2012 pour l'aider à défrayer ses honoraires juridiques. M. Coderre a admis avoir commis une «erreur» en ne déclarant pas le versement, qui a été révélé par le Journal de Montréal.

«Comme élu montréalais, je dis à notre ami Denis Coderre: "Écoutez, vous avez fait une erreur, vous auriez dû le refuser ou le déclarer", a affirmé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, Denis Coderre sera jugé sur l'ensemble de son bilan.»

«Ce n'est pas acceptable, c'est inquiétant, c'est une erreur de jugement», a renchéri le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui s'en remet aux enquêtes policières pour déterminer la suite à donner au cas du maire

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, juge pour sa part «décevant» et «dangereux» le comportement de M. Coderre.

«C'est là le problème des libéraux, c'est là le problème des politiciens traditionnels, a dénoncé M. Khadir. Ils n'ont pas une compréhension des règles de déontologie et d'éthique politique.»

Coiteux prudent

Le ministre des Affaires municipales et responsable de la Métropole, Martin Coiteux, a réagi avec prudence aux agissements passés du maire. Il s'est gardé de commenter directement son comportement.

«Il vous a expliqué la situation, il vous a donné sa version des faits, a réagi M. Coiteux. Maintenant moi, je n'ai rien d'autre à ajouter.»




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