Marc-Yvan Côté n'a pas touché à ma campagne, dit Philippe Couillard

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Philippe Couillard, lors d'une période de questions à l'Assemblée nationale du Québec.

Jacques Boissinot, archives PC

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(Québec) Pas question de convoquer une commission parlementaire, comme le réclame le chef de l'opposition péquiste Jean-François Lisée, pour interroger Marc-Yvan Côté et les militants libéraux qui échangeaient des courriels avec lui au moment de la course à la succession de Jean Charest. Pour le chef libéral, Philippe Couillard, l'ancien ministre Côté n'a participé ni de près ni de loin à sa campagne au leadership.

« Il est évident qu'une commission parlementaire, c'est le sommet d'un forum partisan. Ce n'est pas là qu'on ira discuter de cette question, certainement pas », déclare M. Couillard. Ce à quoi Lisée rétorque que s'il estime que l'Assemblée nationale « n'est pas un lieu pour trouver la vérité », le gouvernement pourrait mandater un enquêteur indépendant pour tirer l'affaire au clair.

M. Couillard a martelé qu'il avait rencontré personnellement l'organisateur de Québec pour lui ordonner de ne pas collaborer à sa course à la succession de Jean Charest. « Il y avait eu des rumeurs à l'effet qu'il souhaitait s'impliquer. Je l'ai rencontré pour lui dire que je ne souhaitais pas qu'il participe », a affirmé hier M. Couillard, soulignant que la rencontre avait eu lieu avant même qu'il n'annonce son intention de se lancer dans la course.

« M. Côté n'a joué aucun rôle dans l'organisation de ma campagne, il n'avait aucun mandat, aucune autorisation, il n'a participé à aucun de nos événements », a soutenu M. Couillard. Manifestement embarrassé, l'entourage de M. Couillard avait organisé un point de presse formel, avant que M. Couillard n'entre à la réunion quotidienne de son caucus.

Adversaire de Philippe Couillard dans la course à la direction du PLQ, Pierre Moreau souligne que tout le monde savait que Marc-Yvan Côté, banni à vie du Parti libéral du Canada, était « radioactif ». Il ne l'a jamais rencontré de sa vie. Commentant le fait que M. Couillard avait demandé à M. Côté de ne pas s'impliquer dans sa campagne, Pierre Moreau a lancé : « Que pouvait-il faire de plus ? Il ne pouvait pas le couler dans le béton ! »

« FÉLICITATIONS D'ÊTRE TOUJOURS LÀ »

Dans leurs numéros d'hier, les journaux de Québecor affirment que M. Côté, qui fait face depuis un an à des accusations de fraude et d'abus de confiance, était « bel et bien impliqué dans la campagne de Philippe Couillard ». Des courriels entre M. Côté et Mmes Lise Grondin et Josée Lévesque donnent à penser que l'ancien ministre de Robert Bourassa avait son mot à dire dans la campagne de M. Couillard.

Alors à la retraite, Lise Grondin, ex-chef de cabinet du président de l'Assemblée nationale Michel Bissonnet, avait échangé avec M. Côté par courriel. Elle lui aurait écrit : « Même si tu étais dans l'ombre, félicitations d'être toujours là, et encore là... reste avec nous, on va en avoir besoin. Amitiés. XX », selon le Journal de Montréal. Le lendemain, M. Côté lui aurait répondu en se disant « très heureux des résultats » et ajouté qu'« il rest [ait] beaucoup de travail à faire ».

Josée Lévesque, qui était responsable de l'organisation de M. Couillard pour l'Est-du-Québec lors de la course à la direction de 2013, avait aussi échangé par courriel avec M. Côté. Des échanges qui n'avaient rien à voir avec la politique, a soutenu M. Couillard.




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