Santé: cinq fois plus d'infirmières spécialisées d'ici 2025

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À l'heure actuelle, huit universités québécoises offrent le programme de formation destiné aux futures infirmières praticiennes spécialisées.

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Le Québec devrait compter 2000 infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'ici sept ans. C'est l'objectif que s'est fixé le gouvernement du Québec, qui a annoncé hier une aide supplémentaire de 25 millions aux établissements universitaires pour la formation des IPS.

Le réseau de la santé compte actuellement 428 IPS. Cette année, 100 personnes étaient inscrites à la formation. Selon le plan du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, les inscriptions devraient atteindre 270 par année dès 2021-2022. En restant à ce niveau jusqu'en 2025, le réseau pourra alors compter sur 2000 IPS en province. Une cible établie avec les universités qui offrent le programme de formation des IPS.

« Nous croyons fermement que l'amélioration de l'accès aux soins et services de santé passe par un travail en interdisciplinarité de l'ensemble des professionnels de la santé. Notre expérience nous démontre que les infirmières praticiennes spécialisées offrent un apport positif indéniable à notre réseau », a déclaré le ministre Barrette.

Une reconnaissance appréciée

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) s'est longtemps battu pour faire reconnaître l'apport des IPS au système de santé.

« Au cours des dernières années, nous avons travaillé de concert avec le Collège des médecins (CMQ) pour permettre aux IPS de soutenir les autres professionnels dans le système de santé. Nous y sommes arrivés », s'est réjouie la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay. 

Promesse tenue

Depuis 2014, le MSSS gère une enveloppe d'un peu plus de 1,4 milliard sur 10 ans pour couvrir les salaires des IPS et les bourses d'études qui leur sont offertes. Le MEES vient maintenant bonifier cette somme en allongeant 25 millions pour aider les huit universités qui offrent la formation à atteindre les nouveaux objectifs d'admission. Cette somme provient de l'entente du 10 mars dernier conclue entre Québec et Ottawa sur les transferts fédéraux en santé.

« En bonifiant notre soutien financier aux universités, afin qu'elles puissent entre autres consolider le corps professoral en sciences infirmières et développer de nouveaux programmes de spécialisation, nous nous assurons qu'elles continuent d'offrir une formation et des stages de qualité », a déclaré la ministre David.

Québec promet également aux IPS en formation l'accès à un stage et à un poste à la fin de leurs études.

« Chaque nouvelle infirmière praticienne spécialisée qui obtient son diplôme contribue à améliorer l'accès aux soins de santé et permet de mieux répondre aux besoins de la population », a ajouté la ministre. 

L'OIIQ estime que la concrétisation de « l'engagement du gouvernement du Québec permettra des interventions plus précoces et une prise en charge rapide des patients, aidera à diminuer les complications et assurera un accès plus rapide aux soins requis ».

Les activités supplémentaires pouvant être pratiquées par une IPS : 

  • prescrire des examens diagnostiques ;
  • utiliser des techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice ;
  • prescrire des médicaments et d'autres substances ;
  • prescrire des traitements médicaux ;
  • utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux, invasifs ou présentant des risques de préjudice.




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