Le PLQ critique la nouvelle carte électorale

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Le PLQ se dit déçu que le DGEQ n'ait pas retenu ses arguments quant au « respect des communautés naturelles » au moment d'établir les limites des circonscriptions.

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(QUÉBEC) Le Parti libéral a critiqué la dernière mouture de la carte électorale, rendue publique jeudi par le Directeur général des élections (DGEQ). Il affirme que les citoyens de Montréal et de la Mauricie sont les « grands perdants » de la refonte.

Le DGEQ a renoncé à fusionner la circonscription de Manon Massé à une partie de Westmount-Saint-Louis, un dénouement salué par la députée de Québec solidaire. L'organisme s'est finalement rabattu sur son projet initial, soit de fusionner les bastions libéraux de Mont-Royal et d'Outremont.

Le DGEQ a aussi confirmé l'abolition d'une des cinq circonscriptions de la Mauricie, qui sont toutes détenues par le Parti libéral.

La refonte fait donc perdre deux sièges au PLQ.

Le directeur général du parti, Sylvain Langis, a dénoncé la décision du DGEQ dans un communiqué émis jeudi.

« La fusion des circonscriptions de Mont-Royal et Outremont ainsi que la suppression de la circonscription de Saint-Maurice nous portent à croire que les électeurs de ces régions voient leur représentativité et leur poids politique diminués considérablement à l'Assemblée nationale du Québec », a-t-il déploré.

Le PLQ se dit déçu que le DGEQ n'ait pas retenu ses arguments quant au « respect des communautés naturelles » au moment d'établir les limites des circonscriptions.

Les élus libéraux contactés jeudi ont tous exprimé leur déception, mais se sont résignés à accepter la réforme.

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, représente Mont-Royal depuis dix ans. Il avait participé aux audiences publiques du DGEQ, en 2015, dans l'espoir de le convaincre de renoncer à fusionner sa circonscription à Outremont.

« Évidemment, c'est une déception pour moi de constater que les arguments que j'ai fait valoir devant la commission, dont d'ailleurs la seconde proposition faisait état, ne se reflètent pas dans les conclusions du rapport final publié ce matin », a indiqué M. Arcand dans une déclaration écrite.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a réagi de manière laconique à l'abolition de sa circonscription d'Outremont.

« Madame David prend acte de la décision de la Commission de la représentation électorale du Québec et continue de servir les citoyens d'Outremont », a indiqué son attaché de presse, Thierry Bélair.

Les élus libéraux de la Mauricie ont également critiqué la refonte de la carte électorale.

« On perd une voix, on perd un poids politique », a déploré le président du caucus libéral de la Mauricie, Marc H. Plante.

Lors des audiences publiques, les élus de cette région ont fait valoir que la Mauricie est un territoire immense où se trouvent plusieurs réalités locales.

« D'Est en Ouest et du Nord au Sud, les enjeux sont totalement différents, a dit M. Plante. On peut parler de tourisme, d'agriculture, du port de Trois-Rivières, de foresterie dans le Nord. On avait fait valoir que les cinq circonscriptions étaient essentielles. On a peine à croire qu'on n'a pas été écoutés et on trouve ça dommage pour les citoyens. »




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