Oléoduc approuvé en C.-B. contre des redevances: une «leçon» pour Couillard, dit la CAQ

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Mercredi, la première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark a donné son feu vert à Kinder Morgan pour tripler la capacité de l'oléoduc Trans Mountain, qui relie Edmonton au port de Burnaby (photo).

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(Québec) Le gouvernement de la Colombie-Britannique a servi une « leçon » à Québec en autorisant un projet de pipeline en échange d'une partie des revenus, a affirmé hier la Coalition avenir Québec.

Mercredi, la première ministre Christy Clark a donné son feu vert à Kinder Morgan pour tripler la capacité de l'oléoduc Trans Mountain, qui relie Edmonton au port de Burnaby. En retour, l'entreprise versera entre 25 et 50 millions par année à la province sur une période de 20 ans sous forme de « partage des revenus ».

La somme, qui pourrait atteindre 1 milliard, sera entièrement affectée à la protection de l'environnement, a promis Mme Clark.

La CAQ presse le gouvernement Couillard depuis un an d'exiger des redevances en échange de son appui au projet Énergie Est. Selon la députée caquiste Chantal Soucy, c'est ce qu'a négocié le gouvernement britanno-colombien.

« M. Couillard avait dit que non, ça ne se fait pas, que ce n'est pas possible, a indiqué Mme Soucy. Maintenant, il a eu une bonne leçon : la Colombie-Britannique va s'enrichir. Pourquoi ça se ferait en Colombie-Britannique et ça ne se ferait pas au Québec ? »

La CAQ estime que Québec peut autoriser Énergie Est si la province touche des redevances, si le tracé est modifié pour éviter davantage les terres agricoles, et si TransCanada satisfait à toutes les exigences environnementales et sécuritaires de Québec.

Le gouvernement Couillard a posé sept conditions à son aval à Énergie Est, notamment que le projet entraîne des « retombées économiques et fiscales pour tout le Québec ».

Au cabinet du ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, on affirme qu'il serait « prématuré » de dire si l'entente entre Kinder Morgan et la Colombie-Britannique constitue une voie à suivre pour le Québec.

« Pour l'instant, une étude des retombées potentielles du projet est en cours au ministère des Finances, et nous allons attendre le résultat de cette analyse avant de définir ce qui pourrait être considéré ou non comme une forme de retombée économique », a déclaré la porte-parole du ministre Arcand, Véronique Normandin. 

« Les Québécois n'en veulent pas »

Le Parti québécois, lui, restera opposé au projet Énergie Est, même si Québec devait convenir d'une formule de partage des revenus comme la Colombie-Britannique.

« Les redevances ne feront pas pencher la balance au point que ce sera favorable au Québec, a résumé le député péquiste Sylvain Rochon. D'ailleurs, ce sont des redevances plus qu'hypothétiques, il n'est pas question de cela ici. Et de toute façon, les Québécois n'en veulent pas de pipeline sur leur territoire. »

Le porte-parole de TransCanada, Jonathan Abecassis, a indiqué que la priorité de l'entreprise était de préparer les audiences de l'Office national de l'énergie.

La décision du gouvernement Clark est loin de faire l'unanimité en Colombie-Britannique, où des élections sont prévues en mai. Les écologistes ont accusé la première ministre d'aller à l'encontre de la volonté de la population. Des dizaines de communautés autochtones s'opposent au projet Trans Mountain et certaines se sont adressées aux tribunaux pour le bloquer.

Le projet de Kinder Morgan avait obtenu un premier feu vert du gouvernement fédéral en novembre.




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