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L'ex-ministre Jacques Dupuis a conseillé Uber

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L'ex-ministre Jacques Dupuis, qui est retourné à la pratique du droit au terme de sa carrière politique, a confirmé hier avoir décroché un mandat auprès de la multinationale Uber en mars dernier.

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(Québec) L'ancien ministre libéral Jacques Dupuis a agi comme conseiller pour la société de transport Uber à l'époque où le gouvernement Couillard s'apprêtait à légiférer sur l'industrie du taxi.

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L'ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, en compagnie de l'ex-leader parlementaire Jacques Dupuis

Photo Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne

Me Dupuis, qui est retourné à la pratique du droit au terme de sa carrière politique, a confirmé hier avoir décroché un mandat auprès de la multinationale en mars dernier. Il était chargé de renseigner ses dirigeants sur les rouages du processus législatif à l'Assemblée nationale.

« Ils voulaient que je leur explique quel était le processus, a expliqué Me Dupuis. Comment fonctionne une commission parlementaire ? Comment fonctionne l'adoption d'un projet de loi ? Quelles sont les étapes ? Comment ça fonctionne et que font le gouvernement et les partis d'opposition ? »

Ancien leader parlementaire du gouvernement de Jean Charest, Me Dupuis a conseillé Uber « tout au long du processus » qui a mené à l'adoption sous bâillon du projet de loi 100 sur l'industrie du taxi, en juin. Il dit n'avoir eu aucun contact avec la société depuis.

PAS LOBBYISTE

L'avocat précise qu'à aucun moment il n'a discuté du cas d'Uber avec des membres du gouvernement Couillard. Il n'était pas inscrit comme lobbyiste et n'a jamais agi comme tel, a-t-il déclaré sans détour.

« Je n'ai pas fait de lobbying, a-t-il dit. Je refuse tous ces mandats. »

En février, le directeur québécois d'Uber, Jean-Nicolas Guillemette, a passé un mauvais quart d'heure en commission parlementaire. Le ministre des Transports de l'époque, Jacques Daoust, a reproché à l'entreprise de fonctionner dans l'illégalité.

La première mouture du projet de loi 100 présentée par M. Daoust en mai forçait Uber à acquérir des permis de taxi et obligeait ses chauffeurs à se procurer un permis de conduire de classe C. La pièce législative a toutefois été contestée par des membres du Parti libéral (PLQ), notamment des membres de la Commission jeunesse. Fin mai, M. Daoust a ouvert la porte à un projet-pilote pour tester le système de transport controversé.

« COMPLAISANCE »

Le Parti québécois accuse le premier ministre Philippe Couillard d'avoir offert un traitement de faveur à Uber, même si deux ministres des Transports, Jacques Daoust et Robert Poëti, ont jugé cette entreprise illégale. Selon la députée Martine Ouellet, l'embauche de Me Dupuis peut expliquer la « proximité » du PLQ avec la multinationale.

Une accusation que l'actuel ministre des Transports, Laurent Lessard, a balayée d'un revers de main.

« On a eu la meilleure entente, on a des redevances plus importantes que dans toutes les villes ou États qui se sont entendus avec Uber, a fait valoir le porte-parole du ministre, Mathieu Gaudreault. On ne pense pas qu'Uber trouve que nous avons été complaisants avec eux. »

Il souligne que le ministre Lessard n'a eu aucun contact avec Me Dupuis en lien avec Uber.

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