Le vérificateur se penchera sur la gestion de la SIQ

Des immeubles sont au centre d'une présumée fraude... (Patrice Laroche, archives Le Soleil)

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Des immeubles sont au centre d'une présumée fraude révélée par Radio-Canada, impliquant des collecteurs de fonds libéraux et la Société immobilière du Québec.

Patrice Laroche, archives Le Soleil

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(Québec) Le gouvernement Couillard demandera à la Vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, de se pencher sur l'ensemble des transactions de la Société immobilière du Québec, de 2003 à 2012. Parallèlement, la firme Raymond Chabot Grant Thorton aura le mandat de scruter l'ensemble des 960 baux signés par cet organisme, a fait savoir mercredi le ministre des Finances Carlos Leitao.

Les députés libéraux appuieront donc une motion de la Coalition avenir Québec qui réclamait l'intervention de la Vérificatrice dans ce dossier. Seul bémol : Mme Leclerc, en rédigeant son rapport, devra faire attention de ne pas porter ombrage à des enquêtes policières en cours.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault a apporté des faits nouveaux. Le 500 René Lévesque Ouest à Montréal avait été vendu à la firme de George Gantcheff. Or, Québec paie, selon lui, 12 % de plus que la valeur marchande pour y loger ses bureaux, un surplus de 500 000 $, et ce n'est qu'un des 21 baux liant Québec et M. Gantcheff, a dit M. Legault. Plus encore, Québec a signé des contrats de gré à gré avec des firmes responsables des travaux d'entretien sur des immeubles dont il n'est pas propriétaire, payés par les fonds publics. « C'est le jackpot, comment le ministre a-t-il pu se faire avoir ainsi ! », a lancé M. Legault.

« Les faits troublants se sont passés il y a dix ou quinze ans », a souligné le ministre Leitao à l'Assemblée nationale. Il a perdu son calme devant les attaques acerbes de la péquiste Agnès Maltais qui réclamait en surplus une enquête sur les nominations faites à la défunte SIQ par le gouvernement libéral. L'organisme a été remplacé depuis par la Société québécoise des infrastructures.

Pour M. Leitao, l'opposition péquiste se satisfait d'une intervention du vérificateur « quand ça fait son affaire ». La député Maltais brosse un tableau « assez mesquin » de la situation et, a lancé le ministre des Finances, « si elle a des preuves, qu'elle aille voir la police, si elle n'en a pas, qu'elle arrête de dire des niaiseries. »

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