Recherche et innovation: la ministre Anglade favorable à un réinvestissement

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La ministre Dominique Anglade mène actuellement des consultations afin d'élaborer une nouvelle politique de recherche et d'innovation.

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La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, ne ferme pas la porte à un réinvestissement en recherche et innovation. Alors que le gouvernement québécois planche sur une nouvelle stratégie pour coordonner les efforts des scientifiques, Mme Anglade a indiqué qu'elle est favorable à ce que cette stratégie compte des fonds supplémentaires.

« Je sais que c'est une demande du milieu assez constante. Est-ce que j'en suis ? Oui. J'ai des collègues avec lesquels je dois travailler pour faire arriver les choses, mais la demande est bien entendue et je mettrai toutes mes énergies à ce qu'elle soit aussi entendue par mes collègues », a affirmé Mme Anglade en entrevue avec La Presse.

À son arrivée au pouvoir, le gouvernement Couillard avait mis au rancart la politique nationale sur la recherche et l'innovation conçue par l'équipe de Pauline Marois, avec les fonds supplémentaires qu'elle comportait.

La ministre Anglade mène actuellement des consultations afin d'élaborer une nouvelle politique. Après avoir effectué une tournée de toutes les régions du Québec pour y rencontrer chercheurs et entrepreneurs, elle annoncera aujourd'hui le lancement d'un site web par l'entremise duquel le grand public est invité à soumettre ses idées.

Suivront ce que la ministre appelle « des ateliers de codéveloppement ». La stratégie elle-même est promise « pour l'an prochain, avant la Saint-Jean », a affirmé Mme Anglade.

Ne pas manquer l'occasion

Les consultations québécoises sont menées alors que le fédéral planche aussi sur un « plan d'innovation » qui comportera des investissements importants. Certains chercheurs craignent que le Québec définisse ses priorités trop tard et ne puisse influencer les orientations d'Ottawa.

« Cette inquiétude n'est pas légitime. Nous sommes en échanges constants avec le fédéral sur ces questions, justement pour arrimer nos stratégies. Je peux vous assurer qu'on ne manquera pas le bateau », assure Mme Anglade.

Et de quoi aura l'air la future stratégie québécoise ? Sans vouloir en dire trop, Mme Anglade a laissé entendre que les stratégies précédentes « n'étaient pas assez ciblées » à son goût.

« Ce ne sera pas une stratégie de 400 pages », dit-elle, affirmant que le Québec doit miser sur « quelques leviers qui vont faire la différence ».

Selon Mme Anglade, il est clair qu'il faudra définir certains secteurs prioritaires. Elle mentionne les mégadonnées et l'intelligence artificielle comme des exemples de forces sur lesquelles le Québec doit miser. La ministre a aussi promis de conserver un équilibre entre la recherche fondamentale et celle qui conduit à des retombées économiques à court terme.

Dominique Anglade estime par ailleurs que l'un des rôles de la stratégie sera de favoriser les projets interdisciplinaires, notamment par les mécanismes de financement. Elle promet aussi des efforts afin d'attirer les meilleurs talents de l'extérieur.

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