Stéphane Bergeron quitte son rôle de critique en Sécurité publique

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Stéphane Bergeron, photographié en 2013 alors qu'il était ministre de la Sécurité publique.

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(Québec) Le député péquiste Stéphane Bergeron s'est retiré de son rôle de porte-parole du Parti québécois en matière de sécurité publique, jeudi.

Il a annoncé cette décision moins de 24 heures après que la Sûreté du Québec eut révélé avoir espionné six journalistes au cours d'une enquête interne déclenchée en 2013. M. Bergeron était ministre de la Sécurité publique à cette époque.

M. Bergeron a admis être devenu une « distraction » dans le débat sur la surveillance des journalistes par les forces policières.

« J'ai toujours salué le travail des journalistes d'enquête, j'ai souvent fait du pouce sur le travail des journalistes d'enquête à l'Assemblée nationale, a déclaré M. Bergeron. Et je dois vous dire que ce qui me mortifie aujourd'hui, c'est qu'on ait pu laisser entendre que j'avais quoi que ce soit à voir avec le fait qu'on ait épluché les registres d'appel des journalistes. »

L'enquête de la SQ a été déclenchée en septembre 2013, après des reportages qui révélaient que l'ancien président de la FTQ, Michel Arseneault, a été placé sous écoute électronique. M. Arsenault a alors écrit à M. Bergeron pour se plaindre de ces fuites aux médias.

La SQ a déclenché l'enquête le jour même où la lettre a été reçue, ce que l'actuel ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a qualifié de « curieux ».

Stéphane Bergeron maintient qu'il n'a jamais demandé à la SQ d'espionner des journalistes et qu'il n'a jamais été informé que cette pratique a été utilisée dans le cadre de l'enquête.

« Je n'ai aucune raison de penser que quiconque de notre entourage était au courant du fait qu'on avait épluché les registres téléphoniques des journalistes, a affirmé M. Bergeron. Dès le moment où on a su qu'il y avait enquête, pour nous, l'histoire était close. »

Il maintient qu'il a pris contact avec le chef de la SQ de l'époque, Mario Laprise, parce qu'il était préoccupé du fait que l'ancien ministre libéral Raymond Bachand avait été mis au courant de la surveillance dont Michel Arseneault faisait l'objet.

Pascal Bérubé remplacera Stéphane Bergeron comme critique de l'opposition officielle en matière de Sécurité publique.

Enquête publique

L'annonce de M. Bergeron est survenue quelques minutes après que la Coalition avenir Québec eut demandé qu'il se retire de ses fonctions. Le chef caquiste, François Legault, juge anormal qu'un ministre de la Sécurité publique ait contacté directement le chef de la SQ pour demander une enquête.

M. Legault avait par ailleurs de nouveau pressé le gouvernement Couillard d'instituer une enquête publique pour faire la lumière sur les cas d'espionnage des journalistes, ce que le gouvernement a finalement annoncé à 10h.

« C'est rendu un vrai fouillis, avait-il dit. Chaque jour, Martin Coiteux dit qu'il va faire des enquêtes administratives, Denis Coderre dit qu'il va faire des enquêtes administratives. Donc, tout ce beau monde-là va se piler sur les pieds. C'est important qu'il y ait une enquête et qu'elle soit publique. »

Plus de détails à venir.

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