Centres jeunesse: des services intacts, selon la ministre Charlebois

Les délais d'attente moyens pour l'évaluation dans les... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Les délais d'attente moyens pour l'évaluation dans les centres jeunesse ont diminué de 21 %, et le nombre de dossiers en attente a baissé de 10 % depuis 2010, selon Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie.

Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse

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La situation dans les centres jeunesse du Québec n'est « pas parfaite », mais tend à s'améliorer, contrairement à ce qu'affirment des intervenants, selon la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois.

En entrevue avec La Presse, hier, Mme Charlebois a rejeté les conclusions d'un récent sondage mené auprès des employés des centres jeunesse par la CSN, qui faisait état d'une profonde détérioration dans la qualité des services offerts aux enfants et aux familles ces dernières années.

« Je n'ai pas la tête dans le sable, ce n'est pas un monde parfait, et il y a encore du travail à faire. Mais quand on me parle de coupures dans les services, c'est faux, on a augmenté les budgets de 25 % depuis notre arrivée. Il y a eu zéro diminution de budget en ce qui concerne les services dans les centres jeunesse depuis 2010. »

Les délais d'attente moyens pour l'évaluation ont diminué de 21 %, et le nombre de dossiers en attente a baissé de 10 %, a-t-elle dit. « Pendant ce temps-là, le nombre de jeunes et d'adultes qui ont fait appel aux services a augmenté. »

« UN OBSTACLE MAJEUR »

Dimanche, la CSN a dévoilé les résultats d'une consultation réalisée auprès de 2000 employés de 16 centres jeunesse de la province. On y apprenait que 71 % des intervenants considéraient que les tâches administratives comme la prise de notes et les multiples formulaires à remplir « constituaient un obstacle majeur à la qualité de leur intervention » et accaparaient l'équivalent de trois ou quatre journées de travail par semaine.

Pour le syndicat, c'est le résultat des compressions sur le plan du personnel administratif du réseau. Une conclusion que rejette la ministre Charlebois.

« Ce n'est pas vrai que parce qu'on a réduit l'administration et fait de l'optimisation, ça a augmenté la tâche de travail des intervenants du point de vue bureaucratique. Ce sont des tâches qu'ils faisaient avant. Depuis la loi 10, il n'y a eu aucun changement dans les exigences pour les saisies de notes. S'ils ont des données différentes des nôtres, qu'ils viennent ici les partager au Ministère. Je suis sur le terrain, je fais le tour des centres jeunesse, je parle aux intervenants et j'écoute leurs préoccupations. »

Quant aux états généraux demandés par la CSN, la ministre signale qu'elle entend aller plus loin encore en mettant en place une instance permanente qui se penchera sur les pratiques en réadaptation dans les centres jeunesse. « Ce sera beaucoup plus bénéfique que de faire un "show de boucane" une fois. Donc on n'est pas à rien faire, je prends ça au sérieux. »

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