Les libéraux ne feront pas campagne avec de l'argent sale, dit De Santis

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La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita De Santis, a assuré mercredi que les libéraux ne feront pas campagne avec de l'argent sale lors des prochaines élections partielles.

Répondant à des accusations de la Coalition avenir Québec (CAQ), Mme De Santis a affirmé que les sommes associées aux contributions illégales ne sont plus dans les comptes bancaires courants du parti.

La ministre a affirmé que le montant réclamé par le Directeur général des élections (DGE), qui s'élève à 500 000 $, avait été placé dans un compte en fidéicommis d'ici la fin d'un processus de négociation qui déterminera le montant exact à verser.

Le Parti québécois est également ciblé par une réclamation de 250 000 $ du DGE pour des contributions illégales.

La CAQ a déposé une motion pour forcer ses deux adversaires à rembourser toutes les sommes réclamées par le DGE avant les prochaines élections partielles attendues dans quatre circonscriptions, dont la date n'a pas encore été annoncée par le gouvernement.

Dans un point de presse, mercredi, Mme De Santis a affirmé que les libéraux étaient disposés à rembourser les sommes réclamées, mais seulement une fois le processus en cours terminé.

«Ce n'est pas qu'on conteste, on veut s'assurer du bien-fondé de la réclamation», a-t-elle dit.

Selon la ministre, il est impossible que les sommes amassées illégalement servent durant les prochaines campagnes partielles.

«Quand ça va être déboursé, quand on le sort de ce compte, ça va être pour payer le Directeur général des élections, a-t-elle dit. Ce n'est pas de l'argent qui va être utilisé d'aucune façon pour les partielles.»

Le chef caquiste François Legault a rappelé que le DGE avait transmis ses demandes aux partis politiques en juillet dernier.

«Je demande aux chefs des deux partis de rembourser l'argent reçu illégalement avant les élections partielles, a-t-il dit. Ce n'est pas vrai qu'on va laisser le Parti libéral et le Parti québécois faire des élections partielles avec de l'argent sale.»

La CAQ a remboursé en août 35 450 $ en contributions illégales versées à l'Action démocratique du Québec, avec laquelle elle a fusionné.

La députée péquiste Agnès Maltais a affirmé que son parti s'engageait à rembourser les sommes réclamées par le DGE d'ici la prochaine campagne électorale générale prévue en 2018.

Les péquistes ont finalement voté en faveur de la motion de la CAQ, qui n'a cependant pas été adoptée en raison de l'opposition des députés libéraux.

Après le vote, le député caquiste Benoit Charette a exprimé son scepticisme devant l'adhésion de dernière minute du PQ.

«Le Parti libéral refuse de rembourser avant les prochaines élections partielles, a-t-il dit. Le PQ, après deux heures de débat, a finalement voté en notre faveur. On est heureux mais sceptiques, on posera des questions au moment du déclenchement des élections partielles.»

Dans une entrevue, Mme Maltais a expliqué que le PQ avait voté en faveur de la motion car il n'a reçu qu'un avis d'intention du DGE pour récupérer des contributions illégales et non la réclamation finale, qui sera précédée de négociations.

Le PQ a refusé de préciser si les sommes réclamées par le DGE sont encore dans ses comptes courants ou si elles ont été placées à part.

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