Option nationale croit que la course à la direction du PQ l'avantagera

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Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, «anticipe un regain de mobilisation» au sein de son parti.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
CONTRECOEUR, QC

Le chef d'Option nationale (ON) a affirmé samedi que l'issue de la course à la direction du Parti québécois (PQ) pourrait aider son parti puisqu'elle pourrait enfin clarifier la position du PQ sur l'indépendance.

En marge d'un congrès d'Option nationale à Contrecoeur, en Montérégie, Sol Zanetti a souligné que plusieurs souverainistes ont traditionnellement appuyé le Parti québécois alors qu'il défendait une position relativement ambiguë sur l'accession à l'indépendance.

Or, advenant l'élection de Jean-François Lisée ou de Martine Ouellet, le PQ aura une stratégie claire. Si M. Lisée était porté à la tête du parti, le référendum serait reporté à 2022, et dans ce cas, M. Zanetti «anticipe un regain de mobilisation» au sein de son parti.

Si Mme Ouellet était élue, elle a promis un référendum sur l'indépendance dans un premier mandat, ce qui est une bonne chose pour le parti, selon le chef d'ON. Dans cette éventualité, Option nationale pourrait «collaborer» avec le PQ dès 2018, selon M. Zanetti, qui évoque l'option du sabordement du parti comme «le scénario le moins probable».

En revanche, si Alexandre Cloutier est élu et qu'il va de l'avant avec son intention de clarifier sa position six mois avant l'élection, M. Zanetti prévoit que les membres du PQ refuseront de tenir un référendum dans le prochain mandat puisque le parti ne sera manifestement pas prêt.

Selon lui, MM. Cloutier, Lisée et Paul St-Pierre Plamondon proposent le «flou ou le report à plus tard», ce qui alimente la division au sein du mouvement indépendantiste.

«On n'attendra pas que le Parti québécois se décide, on n'attendra pas que le Parti québécois change. On va commencer tout de suite, on va continuer à bâtir l'avenir», a-t-il lancé.

Le Parti québécois a d'ailleurs été plusieurs fois écorché lors des discours d'ouverture du congrès d'Option nationale, samedi matin, où était représenté un autre parti indépendantiste, le Bloc québécois. Le député de la circonscription Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères Xavier Barsalou-Duval n'a pas hésité à critiquer le déroulement de la course au PQ.

«Ce qu'on constate dans la course qui se passe à Québec en ce moment, c'est qu'on dirait que quand on parle d'indépendance, ça dérange du monde. Ce n'est pas normal (...) Vous pouvez compter sur moi pour déranger le monde là-dessus», a affirmé le député du Bloc québécois Xavier Barsalou-Duval, qui a donné son appui à Martine Ouellet.

«Ici, les positions courageuses sont permises et encouragées, vous ne vous ferez pas rejeter pour avoir assumé votre indépendance et on ne fera pas de vidéo avec presque tout le monde sauf vous», a raillé le chef Sol Zanetti, faisant référence à Martine Ouellet, qui avait été surprise d'apprendre qu'elle était absente d'une publicité du PQ diffusée la semaine dernière.

En matinée, le directeur national des finances du parti, Sylvain Gauthier, a présenté le portrait des finances du parti, qui a apparemment rassemblé assez de revenus pour couvrir les dépenses de toute l'année.

Option nationale a l'intention de présenter des candidats dans les quatre élections partielles qui se tiendront vraisemblablement cet automne. M. Gauthier a affirmé que le parti «n'investirait pas massivement» dans ces élections, et qu'elles ne devraient pas nuire aux finances du parti.

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