Course au PQ: le ton monte entre Martine Ouellet et Jean-François Lisée

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Jean-François Lisée s'est engagé à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté dans un premier mandat et reproche notamment à Martine Ouellet d'avoir qualifié son approche de «stratégie de perdant».

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le ton monte entre Martine Ouellet et Jean-François Lisée, autour de l'accession à la souveraineté et de l'unité du Parti québécois (PQ) au terme de la course à la direction.

Les positions entre les deux candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau paraissent plus que jamais irréconciliables.

En entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, Mme Ouellet a tenu à répliquer à son rival, qui lui reprochait, comme à Alexandre Cloutier, dans une entrevue récente, d'avoir eu recours à des épithètes blessantes à son égard.

M. Lisée leur enjoignait d'utiliser un ton plus respectueux envers leurs rivaux, les mettant en garde contre le recours à un discours belliqueux, qui pourrait miner le nécessaire ralliement des équipes perdantes autour du nouveau chef élu le 7 octobre.

Jean-François Lisée s'est engagé à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté dans un premier mandat, et il reproche à Mme Ouellet en particulier d'avoir qualifié son approche de «stratégie de perdant».

Or, loin de s'amender, celle qui s'est engagée à tenir un référendum dans un premier mandat en rajoute. Elle réaffirme que la position référendaire de Jean-François Lisée est une stratégie de «perdant», et que cette approche «provincialiste», ambiguë, va fragmenter les appuis au PQ au lieu de les augmenter, provoquant une autre défaite électorale en 2018. Elle s'interroge aussi sur la capacité de son collègue d'assumer le débat autour du processus d'accession à la souveraineté.

Du même souffle, la députée de Vachon rappelle à son collègue que c'est le projet de faire l'indépendance du Québec qui unit les péquistes et les unira, une fois le nouveau chef élu, et non le ton des échanges.

Le fait de «tasser» la question de l'indépendance, comme le fait M. Lisée, selon elle, ne fera qu'aggraver les choses et conduire le PQ à une autre cuisante défaite électorale, comme en 2014, si on applique la même stratégie qu'avait adoptée Pauline Marois.

«Le ciment du Parti québécois, c'est l'indépendance, et en tassant l'indépendance, on contribue à la fragmentation du Parti québécois», a-t-elle fait valoir lors d'une entrevue téléphonique, alors qu'elle était en tournée sur la Côte-Nord.

«L'indépendance, c'est ça qui est au-delà des individus. C'est l'indépendance qui est au-delà des egos. C'est l'indépendance qui est au-delà des partis, pour qu'on puisse rassembler. L'indépendance, c'est plus grand que nous. C'est ça, le ciment du Parti québécois», a commenté Mme Ouellet, qui est la seule des cinq candidats à s'engager à consulter la population sur le statut du Québec à l'intérieur d'un premier mandat péquiste.

Quant à la nécessaire unité du parti, au lendemain de l'élection du futur chef, elle sera assurée «tant qu'il y aura un engagement à réaliser l'indépendance, c'est l'indépendance qui sera au coeur de notre action».

Elle invite donc le député de Rosemont à faire «preuve de plus d'ouverture», se questionnant même sur la capacité de son rival «à assumer le débat» autour du processus d'accès à la souveraineté du Québec.

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