Le départ de Péladeau, «un peu mon signal de départ», dit Bernard Drainville

Le député et leader parlementaire péquiste Bernard Drainville... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le député et leader parlementaire péquiste Bernard Drainville quitte la vie politique pour coanimer une émission de radio au FM93, à Québec.

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C'est la démission de Pierre Karl Péladeau qui a entraîné celle de Bernard Drainville, a expliqué ce dernier, cet avant-midi, en confirmant son passage au micro d'une populaire radio de Québec.

Il rejoindra le polémiste Éric Duhaime sur les ondes du FM93, pour coanimer l'émission du midi dans la chaise de Nathalie Normandeau, arrêtée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

« Le départ de Pierre Karl [Péladeau] m'a un peu scié les jambes », a-t-il dit, en point de presse à Longueuil. « Son départ, ça a été un peu mon signal de départ. »

Bernard Drainville a expliqué qu'il avait développé une complicité particulière avec l'ex-chef péquiste. 

Il a ajouté que le style de politique que lui-même pratiquait collait mal à l'ambiance actuelle. « J'assume mon côté combattif, pugnace, un peu sport extrême », a-t-il dit. « Mais franchement, je ne suis pas sûr que ce genre de politique soit dans l'air du temps. Et c'est bien correct. »

Peu après le départ de Pierre Karl Péladeau, le mois dernier, Cogeco et le député de Marie-Victorin son entrés en négociation.

Pourtant, ce dernier n'a pas été tendre lorsque d'autres parlementaires ont quitté leurs fonctions en plein mandat : une violation « du contrat moral » pris avec ses électeurs, disait-il il y a un an.

« Je sais ce que j'ai dit, mais je ne le répéterai pas aujourd'hui », a dit le député démissionnaire aujourd'hui. Il a ajouté que ce commentaire avait été formulé dans le contexte d'un débat sur les indemnités de départ, qu'il a contribué à faire supprimer. Il s'est d'ailleurs dit heureux de ne pas y avoir droit.

M. Drainville n'a pas voulu prendre position sur la course à la direction du Parti québécois.

Invité à réagir sur la démission de son collègue, le premier ministre Philippe Couillard a dit espérer qu'il pourra, dans ses nouvelles fonctions, «faire la part des choses» - faisant référence au titre de l'émission qu'animait Bernard Drainville au Réseau de l'information avant son entrée en politique.

«J'ai eu une bonne conversation avec lui, je lui ai souhaité bonne chance pour la suite des choses», a-t-il affirmé.

- Avec La Presse Canadienne

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