Affaire Poëti: Couillard admet que les élus ont leur responsabilité au MTQ

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Le premier ministre Philippe Couillard, accompagné du ministre des Transports, Jacques Daoust.

Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le premier ministre Philippe Couillard a admis, vendredi, que les élus ont leur part de responsabilité dans la situation problématique du ministère des Transports du Québec (MTQ).

M. Couillard avait plutôt attribué cette situation, jeudi, à «une culture dans l'appareil administratif» du ministère, contre lequel les allégations d'irrégularités se sont multipliées ces dernières semaines.

Dans une conférence de presse il a répété l'idée que les problèmes du MTQ sont présents depuis plusieurs années.

«Il y a un problème culturel profond au ministère des Transports, qui n'est pas uniquement d'hier, a-t-il dit. Il y a des problèmes qui ont été soulignés et c'est bien qu'ils l'aient été en commission parlementaire entre autres. Bien sûr les élus ont la responsabilité de veiller sur les services publics de façon très énergique et on va continuer de le faire.»

Le premier ministre a conclu les travaux parlementaires, au moment de l'ajournement estival, en insistant sur les succès de son gouvernement, dont la gestion a néanmoins été compliquée par de nombreuses situations depuis la rentrée de février.

M. Couillard a notamment insisté sur la croissance du nombre d'emplois et sur la bonne tenue de la cote de crédit du Québec.

Le premier ministre a mis en garde contre toute «importance démesurée qu'on donne parfois à certains éléments» difficiles.

«Ce n'est jamais facile, gérer un gouvernement, il y a toutes sortes d'intérêts divergents, a-t-il dit. On va continuer à faire face à des événements au cours de la vie de notre gouvernement.»

Des pertes d'emplois chez Bombardier, la vente de Rona, le départ en congé de maladie du ministre Pierre Moreau et une controverse sur le féminisme et la participation gouvernementale au projet pétrolier sur l'île d'Anticosti ont marqué les premières semaines de la session hivernale.

Le gouvernement souhaitait reprendre le contrôle en déposant son budget, en mars, mais il s'est retrouvé sur la défensive avec l'arrestation de l'ex-vice première ministre libérale Nathalie Normandeau et de l'ex-ministre et organisateur libéral Marc-Yvan Côté.

Sur le plan législatif, le gouvernement a reculé en décidant de maintenir les élections scolaires et en retirant les dispositions pour interdire les discours haineux, prévues dans le projet de loi 59.

Sam Hamad a dû être éjecté de son poste de président du Conseil du trésor, début avril, en raison d'allégations de favoritisme envers une entreprise à laquelle M. Côté était associé.

Les dernières semaines ont été dominées par une crise de confiance envers le ministère des Transports, provoquée par des allégations de son ancien titulaire, Robert Poëti, et la controverse sur le niveau d'implication du ministre Jacques Daoust dans la transaction de Rona.

M. Poëti a été éjecté lors d'un remaniement du conseil des ministres destiné à mettre de l'avant deux nouvelles recrues, Dominique Anglade et Sébastien Proulx.

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