Lisée offrirait à Péladeau d'être son conseiller économique

Jean-François Lisée et Pierre Karl Péladeau en avril... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Jean-François Lisée et Pierre Karl Péladeau en avril 2014.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le candidat à la direction Jean-François Lisée offrira à Pierre Karl Péladeau d'être son conseiller économique, s'il est élu chef du Parti québécois (PQ).

M. Lisée a présenté mardi son plan d'allégement réglementaire pour aider les petites et moyennes entreprises (PME).

Dans une entrevue avec La Presse Canadienne, le candidat n'a pas voulu dire si le PQ a perdu en crédibilité économique avec la démission de M. Péladeau, en mai.

M. Lisée a répété qu'il est le fils d'un entrepreneur et qu'il a géré un organisme de recherche internationale doté d'un budget de 1 million $.

Selon le candidat, il est «mieux outillé pour parler d'économie que le neurochirurgien qui nous gouverne», le premier ministre Philippe Couillard.

Malgré cela, M. Lisée souhaite obtenir les services de M. Péladeau s'il est élu chef du PQ, en octobre prochain, et qu'il devient premier ministre ensuite.

«C'est certain, si je suis chef du PQ, un de mes premiers appels ce sera d'appeler Pierre Karl pour dire: "viens m'aider", a-t-il dit. Et si je négocie comme premier ministre avec Bombardier, je veux avoir Pierre Karl dans la pièce comme conseiller spécial.»

Malgré ses critiques passées envers les risques de conflit d'intérêts de M. Péladeau, en raison de sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor, M. Lisée a assuré qu'il a de bonnes relations avec l'ex-chef péquiste.

«On s'aime bien, malgré tout, a-t-il dit. On a développé une bonne complicité ensemble.»

M. Lisée voudrait intégrer dans son équipe M. Péladeau, qui a quitté la politique pour des raisons familiales, après moins d'un an à la barre de la formation.

«Si je suis chef du Parti québécois, un de mes principaux conseillers économiques, ça va être Pierre Karl Péladeau, a-t-il dit. S'il l'accepte. Ça c'est certain.»

Avec son plan, M. Lisée veut faire en sorte que les PME n'aient pas à transmettre plus d'une fois la même information à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Revenu Québec, au ministère de l'Économie et aux municipalités.

Le candidat veut également donner plus de marge de manoeuvre aux entreprises en démarrage, pendant leurs cinq premières années, dans leur gestion de personnel et pour «l'ensemble des échéances réglementaires».

«Ils sont en train d'inventer une entreprise et ils ont manqué leur paiement, a-t-il dit. Est-ce qu'on peut les laisser travailler et leur dire c'est normal, vous n'avez pas de pénalité? On va rendre ça plus facile pour vous.»

M. Lisée veut également mettre fin au «racket» de Revenu Québec, malgré un plan déposé par le gouvernement pour répondre à des critiques de la protectrice du citoyen, Raymonde St-Germain.

«C'est trop mou, il n'est pas assez fâché le ministre (Carlos) Leitao, c'est un banquier, il ne vient pas de la petite entreprise», a-t-il dit.

Plus tôt, mardi, la députée Diane Lamarre, porte-parole en matière de santé, a annoncé qu'elle se rangeait dans le camp du candidat Alexandre Cloutier.

Dans un point de presse avec M. Cloutier, qui mène la course quant au nombre d'appuis du caucus, Mme Lamarre a affirmé que son choix s'était arrêté au terme d'une réflexion «difficile, mais réfléchie».

Selon la députée, qui avait appuyé Pierre Karl Péladeau durant la dernière course, M. Cloutier est le candidat avec le plus grand nombre de qualités qu'elle recherche.

Mme Lamarre a assuré que les députés ne sont pas l'objet de plus de pressions que lors de la dernière course afin qu'ils choisissent un camp.

«Le déclic» qui l'a incitée à se ranger dans le camp de M. Cloutier est son engagement à préciser son projet indépendantiste d'ici la fin de 2017.

«Clairement, on est capable de voir qu'il y a des éléments positifs dans chacun des individus, a-t-elle dit. Il faut choisir la somme de ça, celui qui en a le plus, à ce moment-ci, à mes yeux. Mais je ne veux pas qu'on exclue l'importance, après la course à la chefferie, de cette collaboration mutuelle.»

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