Pantalon de camouflage des policiers: Coiteux durcit le ton

Les policiers de divers services municipaux au Québec,... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les policiers de divers services municipaux au Québec, dont ceux de Montréal, portent un pantalon de camouflage, ou un uniforme qu'ils modifient, à titre de moyen de pression pour protester contre la loi qui a imposé un partage moitié-moitié du coût des régimes de retraite municipaux.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le dossier du port du pantalon de camouflage par les policiers est revenu à l'ordre du jour, lundi, après que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, eut à son tour laissé entendre qu'il pourrait déposer un projet de loi à cet effet.

Les policiers de divers services municipaux au Québec, dont ceux de Montréal, portent un pantalon de camouflage, ou un uniforme qu'ils modifient, à titre de moyen de pression pour protester contre la loi qui a imposé un partage moitié-moitié du coût des régimes de retraite municipaux.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait déjà exprimé sa lassitude de voir cet accoutrement des policiers, mais ceux-ci ont plaidé la liberté d'expression permise par les chartes.

Or lundi, en entrevue au Réseau de l'information (RDI), le ministre Coiteux, qui est aussi ministre des Affaires municipales, a fait savoir qu'après de premiers échanges avec les services de police municipaux, peu de temps après sa nomination à ce poste, rien n'avait changé. Il a donc franchi une autre étape: celle d'écrire une lettre «aux associations, dont la Fraternité», a-t-il fait savoir.

«J'ai décidé d'être un peu plus directif», a-t-il confié à l'animateur de l'émission du matin.

Le ministre Coiteux a invoqué plusieurs motifs pour s'opposer au port du pantalon de camouflage par les policiers municipaux, dont «la confusion» en cas de crise, «le respect de l'institution», la confiance du public et le fait que «des jeunes policiers commencent leur carrière dans le non-respect de l'uniforme» et de la discipline.

«Il y a d'autres moyens de protester», a-t-il lancé, ajoutant que ce moyen de pression «dévalorise l'uniforme».

Avant lui, son prédécesseur aux Affaires municipales, Pierre Moreau, avait tenté en vain de convaincre les policiers de lâcher prise, maintenant que la loi sur les régimes de retraite municipaux est adoptée. Elle est d'ailleurs contestée devant les tribunaux par de nombreux syndicats.

Le ministre Coiteux a donc évoqué la possibilité de légiférer si les choses ne changent pas. La bonne volonté est encore là, mais «pas pour l'éternité», a-t-il prévenu.

Interrogé plus tard à ce sujet, alors qu'il participait à l'annonce de la rénovation de l'Oratoire Saint-Joseph, le maire Coderre a répété ses récriminations à ce sujet.

«Les pantalons de clown et les pantalons de baseball, ça ne va pas dans un uniforme de policier», a-t-il tonné, visiblement excédé.

«M. (Yves) Francoeur (président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal) s'entête. Et moi j'ai dit tant à M. Moreau, à l'époque, qu'à M. Coiteux: il faut que ça arrête; il faut respecter la fonction. Je comprends tout à fait ce que M. Coiteux a dit. Dans un premier temps, il a parlé avec M. Francoeur; dans un deuxième temps, il a écrit une lettre. Et si la lettre ne fait pas, il ira en législation tout simplement», a conclu le maire Coderre.

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