Contre la radicalisation, une campagne sur le «vivre-ensemble»

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Une équipe de quatre ou cinq travailleurs de corridors, psychologues et travailleurs sociaux sera en place dès la rentrée scolaire pour freiner la radicalisation au Collège de Maisonneuve, où plusieurs étudiants avaient adhéré aux idées du groupe État islamique.

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Le gouvernement Couillard a dévoilé vendredi une «mise à jour» de son plan de lutte contre la radicalisation, qui prévoit principalement pour l'année prochaine le développement d'activités de formation et de sensibilisation sur la radicalisation et sur le «vivre-ensemble» à travers le Québec.

Les ministres Kathleen Weil (Immigration), Martin Coiteux (Sécurité publique) et Hélène David (Enseignement supérieur) étaient présents à Montréal aux côtés du maire Denis Coderre pour cette annonce, dont la pièce maîtresse est l'élaboration d'une campagne de sensibilisation « favorisant la cohésion sociale, l'inclusion et le mieux vivre-ensemble ».

Les élus présents ont pris soin de ne pas cibler une religion, une idéologie ou un groupe en particulier qui serait la cible des efforts gouvernementaux. « Nous menons cette lutte contre la radicalisation menant à la violence avec la ferme conviction qu'elle ne doit pas générer la crainte de l'autre », a insisté la ministre Kathleen Weil.

Une équipe à Maisonneuve

Une équipe de quatre ou cinq travailleurs de corridors, psychologues et travailleurs sociaux sera en place dès la rentrée scolaire pour freiner la radicalisation au Collège de Maisonneuve, où plusieurs étudiants avaient adhéré aux idées du groupe État islamique. Cette équipe de terrain sera un modèle à partir duquel d'autres équipes volantes pourront être constituées dans les établissements secondaires et collégiaux qui en auront besoin.

Un budget de 625 000 $ sur cinq ans sera alloué à un programme de prévention jeunesse en matière de radicalisation, principalement à Montréal, afin de coordonner les efforts entre institutions scolaires, policiers, partenaires communautaires et services municipaux.

« Lorsqu'on va faire toutes les additions, vous allez vous rendre compte qu'il y a beaucoup de personnes qui vont travailler ensemble contre la radicalisation », a assuré le ministre Coiteux.

L'École nationale de police développera des formations spéciales sur le sujet et le ministère de la Sécurité publique insistera auprès des directeurs de police afin qu'ils instruisent leurs agents sur cette réalité. Le regroupement des corps policiers impliqués dans la lutte contre le terrorisme, sous la coordination de la Sûreté du Québec, accentuera aussi ses activités de prévention.

Quatorze cas référés aux policiers

Le maire de Montréal Denis Coderre a souligné la nécessité d'inventer de nouvelles solutions pour faire face à ce phénomène et il s'est félicité des efforts en ce sens du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, une création de la Ville, qui intervient auprès des jeunes et a déjà référé 14 cas plus sérieux aux autorités policières.

« On a déploré la situationn à Maisonneuve, on a pris les taureaux par les cornes, mais il n'y a pas de recette magique", a-t-il déclaré.

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