Uber: Legault courtisera les jeunes libéraux

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Le chef de la CAQ, François Legault

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Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, entend courtiser les jeunes libéraux déçus par la position du gouvernement Couillard dans le dossier Uber.

M. Legault a indiqué mardi qu'il entreprendra des démarches auprès de militants de la Commission-Jeunesse du Parti libéral pour les convaincre de faire le saut à la CAQ.

«La CAQ va travailler très fort pour récupérer les jeunes du Parti libéral, a affirmé M. Legault. On va s'y mettre dans les prochaines semaines. Si les jeunes du Parti libéral ne sont pas écoutés au Parti libéral pour parler d'innovation, bien, ils sont les bienvenus à la CAQ.»

Le dossier Uber a fait éclater au grand jour un désaccord entre le gouvernement Couillard et les jeunes libéraux ces dernières semaines. Au conseil général de Drummondville, la Commission a convaincu une majorité de membres d'adopter une résolution sur l'économie du partage qui met en cause le projet de loi 100 sur l'industrie du taxi.

Le gouvernement Couillard a ensuite refusé d'inviter les jeunes libéraux à la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi. Et ce, même s'ils avaient exprimé le désir de participer à l'exercice.

La CAQ a présenté mardi une motion qui enjoint le gouvernement à inviter la Commission-Jeunesse du Parti libéral à la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 100 sur l'industrie du taxi. Mais aucun parti n'a accepté d'en débattre.

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a souligné qu'une commission parlementaire a entendu une trentaine de témoins avant le dépôt du projet de loi 100. Pour cette deuxième ronde de consultation, seuls les organismes qui sont directement affectés par le projet de loi ont été invités.

«Ce qu'on a voulu faire à partir du projet de loi, c'est de travailler avec des spécialistes, essentiellement des gens qui sont dans le métier ou des gens qui sont près du milieu des affaires, Fédération des chambres de commerce», a expliqué M. Daoust.

«Ça me semble tout à fait logique et normal qu'à la deuxième consultation - et on ne parle pas à trois ans d'intervalle, mais de quelques semaines d'intervalle - qu'on se concentre plutôt sur les intervenants directement concernés par le projet de loi», a renchéri le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier.

S'il est adopté tel quel, le projet de loi 100 pourrait compromettre les activités d'Uber au Québec. Il obligerait l'entreprise a acquérir des permis de taxis et ses chauffeurs devraient obtenir un permis de conduire de classe C.

- Avec la collaboration de Tommy Chouinard

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