La vérificatrice générale mandatée pour se pencher sur le MTQ

La vérificatrice générale Guylaine Leclerc.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La vérificatrice générale Guylaine Leclerc.

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(Québec) Plongé dans la controverse depuis une semaine, le gouvernement Couillard demande formellement à la vérificatrice générale Guylaine Leclerc d'enquêter sur le ministère des Transports (MTQ) et son processus d'octroi de contrats.

D'ici la fin de la session parlementaire le 10 juin, il déposera un projet de loi pour créer une Autorité des marchés publics, un «chien de garde de l'ensemble des contrats de l'État québécois», et un poste d'inspecteur général au MTQ.

En pleine tourmente la semaine dernière, le premier ministre Philippe Couillard avait invité Guylaine Leclerc à se pencher sur le MTQ. Cette dernière se disait prête à devancer une vérification à ce ministère qui était déjà son ordre du jour.

«Aujourd'hui, ce n'est pas une invitation, c'est une demande formelle du Trésor» faite à la vérificatrice, une disposition prévue à la loi, a fait valoir le ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, Carlos Leitao, en conférence de presse, mardi.

Il était accompagné par l'actuel ministre des Transports, Jacques Daoust, et son prédécesseur, Robert Poëti, qui avait découvert des «irrégularités» au MTQ.  Ce dernier s'est dit «satisfait» des mesures prises par le gouvernement. «L'inquiétude est partagée et les moyens sont engagés», a-t-il résumé.

Québec demande à Guylaine Leclerc de se pencher sur «les dossiers et les renseignements colligés» par Annie Trudel, la vérificatrice externe embauchée par M. Poëti lorsqu'il était à la tête des Transports. Mme Trudel a démissionné le mois dernier, accusant le MTQ de lui avoir mis des bâtons dans les roues au cours de son mandat.

Elle avait dénoncé que des vérificateurs relèvent des directions régionales dont ils doivent valider le travail, que plusieurs employés à la retraite sont réembauchés par contrat, et que des contrats sont scindés pour passer sous la barre nécessitant un appel d'offres public.

Jacques Daoust a justifié le choix du gouvernement de demander à la vérificatrice générale de valider les allégations de Mme Trudel plutôt que d'apporter immédiatement des correctifs. « Autant j'ai confiance à la recherche de Mme Trudel, autant le gardien de la règle, c'est le Vérificateur général. Et c'est de lui qu'on va s'attendre d'avoir le mot final dans tout ça », a-t-il plaidé.

Carlos Leitao a précisé que Guylaine Leclerc pourra également enquêter sur «tout autre élément qu'elle jugera pertinent d'auditer».

La création d'une Autorité des marchés publics fait partie des recommandations de la Commission Charbonneau. Québec ajoutera un poste d'inspecteur général au MTQ. Les deux mesures figureront au projet de loi attendu d'ici le 10 juin.

De son côté, le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, demande que le chef de cabinet de M. Couillard, Jean-Louis Dufresne, soit démis de ses fonctions pour ne pas avoir informé le premier ministre de la crise qui couvait au MTQ. Le gouvernement Couillard a déjà fait rouler deux têtes la semaine dernière, celles de la sous-ministre Dominique Savoie - qui conserve son salaire de 211 000 $ et doit être réaffecté - et du chef de cabinet de M. Daoust, Pierre Ouellet.

La Coalition avenir Québec réclame que Mme Savoie soit mis à la porte parce qu'elle a fait preuve «d'insubordination» et «a fait obstruction à une vérification interne», une option rejetée par Jacques Daoust.

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