Hivon veut reconnecter le projet souverainiste au quotidien des Québécois

Véronique Hivon... (Photo Graham Hughes, archives PC)

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Véronique Hivon

Photo Graham Hughes, archives PC

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La candidate à la course à la direction du Parti québécois Véronique Hivon, qui n'est pas «dans le rêve en couleurs», attendrait six mois avant les prochaines élections pour préciser sa démarche d'accession à l'indépendance.

Depuis la démission de Pierre Karl Péladeau, et l'annonce de sa candidature qui a suivi, Mme Hivon a refusé de parler de «mécanique» et du moment où un gouvernement péquiste devrait soumettre le projet souverainiste à un référendum.

En dévoilant vendredi lors d'une conférence de presse son «plan de relance du projet souverainiste», Mme Hivon a précisé qu'elle se soumettrait à un délai de six mois avant le prochain scrutin pour informer les électeurs des intentions du Parti québécois (PQ).

«En 2018, nous allons savoir non seulement quelle va être la démarche, mais je dirais le rythme d'implantation de la démarche, a-t-elle dit. Moi, ce que je propose, c'est qu'environ six mois avant la prochaine élection, tout ça soit très clair.»

Entre-temps, Mme Hivon, si elle est élue chef du PQ, voudrait «reconnecter» le projet souverainiste à la vie quotidienne des Québécois.

Selon la candidate, les électeurs doivent voir la dimension concrète du projet, trop présenté jusqu'ici comme un idéal.

«Je suis dans la préparation, dans bâtir et rassembler, a-t-elle dit. Je ne suis pas dans le rêve en couleurs, je ne suis pas déconnectée, au contraire. Ce que je dis, c'est qu'il faut reconnecter le projet d'indépendance aux Québécois dans leur vie de tous les jours, ce qui va donner de l'essor au projet.»

Le plan, qui pourra être exécuté à partir de l'an prochain, inclut notamment une tournée de mobilisation pour stimuler la relance du projet souverainiste.

La candidate souhaite également s'appuyer sur les études de l'Institut de recherche sur l'autodétermination et l'indépendance, un projet initié par M. Péladeau pour obtenir des études précises sur les différents aspects du projet du PQ.

«Je vais montrer aux Québécois jusqu'où cette vision peut aller dans le Québec province, dans le bleu pâle, et jusqu'où on pourrait aller si on avait tous les leviers dans le Québec pays, le Québec bleu», a-t-elle dit.

Mme Hivon souhaite d'abord proposer une vision qui offrirait aux Québécois davantage que ce que proposent les libéraux actuellement.

«On est face à un gouvernement qui gère à la petite semaine, a-t-elle dit. On pourrait mettre des hauts fonctionnaires, que je respecte énormément, et ils feraient le travail de gestion. Je veux que le PQ de 2016 soit un parti aussi inspirant que le PQ de 1976.»

Entourée d'ex-représentants d'Option nationale et de Québec solidaire, Mme Hivon a répété que la convergence des forces souverainistes demeurait au coeur de sa démarche.

Alors que son adversaire dans la course Alexandre Cloutier conçoit le PQ comme le «vaisseau amiral», Mme Hivon a affirmé qu'elle préfère parler de diversité au sein du mouvement.

«M. Péladeau a dit une chose qui est son legs le plus significatif: »Le PQ n'a pas le monopole sur l'option indépendantiste.« Il s'est éloigné de la philosophie des brebis égarées, des pauvres petites brebis qui n'ont pas vu la lumière et qui ne reviennent pas.»

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