Uber: le PLQ «tolère la dissidence», assure le ministre Daoust

Le ministre des Transports Jacques Daoust.... (Archives La Presse, Ivanoh Demers)

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Le ministre des Transports Jacques Daoust.

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(QUÉBEC) Le Parti libéral « tolère la dissidence » a affirmé le ministre des Transports Jacques Daoust, mercredi, après que des militants de sa propre formation politique eurent menacé de forcer son éviction s'il présente un projet de loi qui entraîne le départ du service de transport Uber.

Le gouvernement Couillard déposera demain un projet de loi pour régir l'industrie du taxi, une initiative qui devrait sonner le glas des activités d'Uber au Québec. Si tel est le cas, un groupe de militants libéraux menace de provoquer des assemblées d'investiture pour évincer M. Daoust et sa collègue Dominique Anglade.

Questionné à l'Assemblée nationale par le député de la Coalition avenir Québec, Claude Surprenant, le ministre des Transports a assuré qu'il accueille avec ouverture un débat sur Uber.

« Le Parti libéral, c'est le parti qui tolère la dissidence qui comprend la discussion, a déclaré le ministre. On est ouverts à ça, on n'a jamais été fermé à ça et que les jeunes du Parti libéral décident de s'inscrire dans le débat, on est parfaitement ouvert à ça. »

Questionné au terme des débats pour savoir s'il s'attend à ce que son projet de loi entraîne de la dissidence dans les rangs libéraux, le ministre a répondu : « Je ne penserais pas. »

La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, a assuré ne pas craindre pour son siège. Selon elle, les troupes libérales se rallieront au projet de loi visant à régir l'industrie du taxi.

« On est vraiment très unis sur le dossier d'Uber », a-t-elle assuré.

L'ancien ministre des Transports Guy Chevrette, qui agit comme porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi, a dit ne pas prendre au sérieux les menaces des militants libéraux.

« C'est le chantage d'une minorité, ça se produit dans tous les partis, a-t-il dit. Ça ne m'énerve pas : si un gouvernement devait plaire à tous les individus et à chacun de ses membres, il ne gouvernerait pas. »

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