Course au PQ: François Legault ne craint pas d'éclipse médiatique

Le chef caquiste François Legault.... (Archives Le Nouvelliste, Olivier Croteau)

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Le chef caquiste François Legault.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, ne craint pas d'être victime d'une éclipse médiatique durant la prochaine course à la direction du Parti québécois.

Selon M. Legault, les électeurs québécois ne s'intéresseront pas à des débats qui tourneront autour du thème de la souveraineté du Québec.

«Non, je ne crains pas d'éclipse, parce qu'actuellement les gens n'ont pas envie d'entendre parler de la souveraineté du Québec», a-t-il dit dans une entrevue téléphonique.

L'an dernier, M. Legault avait attribué les difficultés de son parti à la grande place occupée par la course à la direction du PQ, qui a duré six mois à partir de la date d'appel des candidatures.

M. Legault croit que la prochaine course, qui devrait s'étendre sur quatre ou cinq mois, aura moins d'impact sur la CAQ.

«Ce sera une course courte, l'espace pour une lune de miel est moins grand, a-t-il dit. Si jamais il y a un effet négatif, ce sera un effet temporaire.»

M. Legault est même confiant de pouvoir ravir au PQ la circonscription de Saint-Jérôme, après la démission du chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

«C'est une région que je connais bien et où on a déjà eu un député de la CAQ, avec Jacques Duchesneau, à Saint-Jérôme, a-t-il dit. (...) Je veux gagner Saint-Jérôme.»

Le chef caquiste, qui rencontre des candidats potentiels, a l'intention de se rendre souvent dans la circonscription, où le gouvernement devra déclencher une élection d'ici novembre.

Une semaine après le départ fracassant de M. Péladeau, M. Legault a multiplié les entrevues, lundi.

En début de journée, il a publié sur Facebook un billet affirmant que l'enjeu des prochaines élections sera de mettre fin au monopole libéral.

En entrevue par la suite, M. Legault a affirmé que le passage de M. Péladeau accrédite sa thèse qu'il faut se positionner au-delà du pôle fédéraliste-souverainiste.

«Malgré le sauveur que devait être Pierre Karl Péladeau, on n'avait pas réussi au cours des derniers mois à aller augmenter l'appui au projet de souveraineté du Québec, a-t-il dit. Est-ce que ce sera possible avec un autre candidate ou une candidate? Moi je ne crois que non.»

La députée péquiste Véronique Hivon a affirmé qu'elle voulait parler de souveraineté avant d'envisager une date pour un référendum, ce que M. Legault perçoit comme un obstacle pour elle.

«Je connais assez le PQ pour savoir que si une personne prend trop ses distances d'un référendum rapide, elle n'aura pas de chance de gagner la chefferie du Parti québécois, a-t-il dit. Les militants du PQ ne sont pas au même endroit que la population québécoise, c'est irréconciliable.»

Le projet de référendum sur la souveraineté est un outil qui sera utilisé par les libéraux pour se maintenir au pouvoir, a indiqué le chef caquiste.

M. Legault a répété que son parti souhaite rassembler les nationalistes dans le but de défaire les libéraux à la prochaine élection générale de 2018.

«Il y a de plus en plus de souverainistes qui s'inquiètent du monopole libéral qui font un appel au ralliement des nationalistes. Ça peut juste se faire à la CAQ parce qu'à mon avis le PQ ne pourra pas se défaire de l'Article 1 (sur le référendum)», a-t-il dit.

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