Hamad «aurait dû être plus prudent», reconnaît Couillard

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Philippe Couillard

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(Québec) Sam Hamad «aurait dû être plus prudent» et vérifier l'inscription de Marc-Yvan Côté au registre des lobbyistes avant de discuter de la demande d'aide financière de Premier-Tech, a souligné mercredi Philippe Couillard à l'Assemblée nationale.

En réponse aux questions du chef caquiste François Legault, M. Couillard a pour la première fois paru prendre des distances de son ministre suspendu, qui rentre aujourd'hui de Floride.

«Est-ce que le député de Louis-Hébert aurait dû être plus prudent? Certainement qu'il aurait dû être plus prudent, certainement, pour les questions de lobbyisme, parce qu'on doit toujours s'assurer que les personnes qui nous contactent de façon légitime», a déclaré le premier ministre à l'Assemblée nationale.

En point de presse au terme des débats, le premier ministre s'est dit persuadé que M. Hamad a agi «sans la moindre mauvaise intention». Mais il a réitéré sa critique à son égard.

«Clairement, c'était une forme de lobbyisme dans lequel il ne semble pas y avoir eu d'enregistrement au registre, a-t-il dit. Alors sur le plan de la prudence... je pense même que M. Hamad lui-même l'a dit.»

«Pensez-vous que je suis heureux de cette situation ? a-t-il ajouté. Je ne suis pas heureux de cette situation et je comprends très bien la population de ne pas l'être.»

L'essentiel de la période des questions a à nouveau porté sur les rapports entre Marc-Yvan Côté et M. Hamad.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a présenté le cas Hamad comme un «test» pour le premier ministre, qui avait promis de réformer les pratiques du Parti libéral. Un examen que le premier ministre a échoué, selon lui.

«Lorsque le passé l'a rattrapé, il aurait pu choisir de dénoncer la situation, choisir de ne rien laisser passer, choisir de montrer aux Québécois et aux Québécoises qu'il avait véritablement l'intention de changer son parti, a dit le chef péquiste. Eh bien, le premier ministre a plutôt choisi le chemin inverse. Pour la première fois, un ministre suspendu du Conseil des ministres conserve tous ses privilèges.»

Le député caquiste Éric Caire a relevé que même s'il avait été lourdement blâmé par la commission Gomery, sur le scandale des commandites à Ottawa, Marc Yvan Côté avait tout de même été reconnu comme solliciteur officiel de fonds pour le PLQ, de 2007 à 2009.

Le député péquiste Bernard Drainville va aujourd'hui soumettre une motion à l'Assemblée nationale, demandant au Vérificateur général de se pencher sur l'assistance financière de 19 millions accordée par le ministère du Développement économique à Premier-Tech, où Marc-Yvan Côté était vice-président. Le Vérificateur devrait tout mettre en oeuvre pour produire un rapport d'ici au 1er juin, précise la motion qui sera discutée plus tard aujourd'hui, à l'Assemblée nationale.

- Avec la collaboration de Martin Croteau

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