L'allocution de Jean Charest à McGill perturbée

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Peu avant son allocution, M. Charest a déclaré avoir toujours eu confiance en Nathalie Normandeau. C'est la première fois qu'il se prononce depuis les arrestations faites par l'UPAC il y quelques semaines.

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L'allocution de l'ancien premier ministre Jean Charest à l'Université McGill a été interrompue par quatre personnes. Après une quinzaine de minutes, elles se sont levées et se sont mises à scander «Charest, trou de cul, espèce de corrompu». Elles tenaient des affiches dénonçant les oléoducs et le plan Nord. Jean Charest a quitté la salle.

Peu avant son allocution, M. Charest a déclaré avoir toujours eu confiance en Nathalie Normandeau. C'est la première fois qu'il se prononce depuis les arrestations faites par l'UPAC il y quelques semaines.  

«Nathalie Normandeau, je la connais bien et depuis longtemps. J'ai toujours eu confiance en elle et j'ai toujours confiance en Mme Normandeau», a affirmé Jean Charest concernant celle qui était sa vice-première ministre. 

Le 17 mars dernier, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) arrête l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau et six présumés complices, dont l'ex-ministre Marc-Yvan Côté. Ils sont accusés de complot, corruption, fraude envers le gouvernement, trafic d'influence‎, abus de confiance, pots-de-vin et usage de documents contrefaits. Les faits reprochés s'étendent de 2000 à 2012.

Sam Hamad

Concernant Sam Hamad, qui était aussi ministre sous son règne et qui est l'objet d'une enquête du commissaire à l'éthique, M. Charest «pense qu'il a posé un bon geste lorsqu'il a décidé par lui même de faire appel au commissaire à l'éthique». 

Samedi, Sam Hamad s'est retiré temporairement du Conseil des ministres le temps que le Commissaire à l'éthique effectue son enquête. Deux jours plus tôt, un  reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada questionnait le rôle du ministre dans l'obtention de financement par l'entreprise Premier tech.

Ces deux récentes controverses concernent deux importants ministres ayant siégé aux côtés de Jean Charest alors qu'il était premier ministre. Est-ce qu'une part de responsabilité lui revient?

«Il faut mettre les choses en perspectives, a-t-il répondu. Il y a une processus qui est engagé et on va laisser les gens faire ce qu'ils ont à faire. On verra les résultats.»

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