Droit des villes de décréter les conditions de travail: le SCFP se battra

Marc Ranger... (PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL)

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Marc Ranger

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La Presse Canadienne

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) entend se battre bec et ongles pour éviter que le gouvernement québécois ne dépose un projet de loi garantissant aux élus municipaux le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés dans les cas où les négociations seraient infructueuses.

Le mois dernier, cette organisation avait notamment contribué au lancement d'une campagne publicitaire visant à sensibiliser la population aux principaux risques associés à la concrétisation d'un tel scénario.

De plus, elle continue toujours de s'efforcer de livrer le même message aux élus siégeant à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une tournée des parlementaires.

Pas plus tard que la semaine dernière, une rencontre a notamment eu lieu en compagnie du ministre provincial des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux.

En entrevue à La Presse Canadienne, le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, a soutenu qu'il a alors dénoncé le climat «d'incertitude» prévalant à l'heure actuelle.

Il a également affirmé être revenu, durant la réunion, sur un épisode qu'il a jugé fort préoccupant.

«J'ai dit à M. Coiteux que ce qui est inquiétant c'est que certains maires, au lendemain de la signature du pacte fiscal, sont venus dire qu'ils avaient obtenu (de la part de Québec) le pouvoir de décréter les conditions de travail».

Ensuite, M. Ranger a servi une mise en garde au ministre.

«Si vous allez dans ce sens-là (...) ce sera du jamais-vu.  Si vous donnez un »chèque en blanc» aux maires, on ne pourra pas accepter ça», lui a-t-il fait remarquer.

«Ce serait une attaque à l'ensemble du mouvement syndical. On ne laisserait pas passer ça», a-t-il ajouté.

Marc Ranger a aussi utilisé l'exemple des cols blancs de Montréal pour donner du poids à ses propos lorsqu'il s'est adressé à Martin Coiteux.

«Ça a été des pourparlers extrêmement difficiles, mais on a réussi (à obtenir un règlement). On est capable de trouver des solutions intelligentes et on y est arrivé. Ça a été un exemple éloquent (du fait) que ça marche, les négociations», a-t-il illustré.

Selon M. Ranger, ces pourparlers ont permis de démontrer que «personne n'a de fusil sur la tempe, qu'il n'y a pas de déséquilibre».

Le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique a précisé que cet argumentaire n'a pas fini d'être mis de l'avant.

«On va intensifier les moyens légaux et pacifiques (...). On a une mobilisation majeure qui se prépare» pour clamer haut et fort que si les élus municipaux obtiennent éventuellement le droit d'imposer les conditions de travail de leur main-d'oeuvre, il s'agira d'une attaque au droit d'association», a-t-il lancé.

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