Anticosti: un groupe écologiste invite Couillard à résister aux pressions

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Sur la photo, du matériel pour réaliser des forages exploratoires sur l'île d'Anticosti, photographié en 2012.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Un groupe écologiste invite le premier ministre Philippe Couillard à résister aux pressions exercées sur lui pour que le gouvernement autorise la prochaine étape du programme d'exploration d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Selon Nature Québec, M. Couillard ne doit pas banaliser l'impact environnemental de trois forages par fracturation hydraulique, une méthode controversée qui nécessite l'injection de produits chimiques dans le sol.

La semaine dernière, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a affirmé que M. Couillard avait un « malaise » avec l'exploitation d'hydrocarbures sur l'île du golfe du fleuve Saint-Laurent.

Le cabinet du premier ministre a précisé que M. Couillard respectera l'utilisation de la fracturation hydraulique à petite échelle.

Cette position contraste avec les déclarations de M. Couillard, en février, quand il s'était engagé à « tout faire » pour empêcher la fracturation hydraulique à Anticosti.

À ce moment, le premier ministre avait clairement laissé planer un doute sur la possibilité que la société Pétrolia obtienne les permis nécessaires pour passer à cette nouvelle étape.

Lors d'une entrevue, le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, a observé un changement dans les déclarations de M. Couillard.

« Le gouvernement semble vouloir acheter la paix pour l'été prochain, au détriment de l'hydrologie fragile des rivières d'Anticosti, a-t-il dit. On aurait espéré que le premier ministre maintienne la voie qu'il avait tracée et qu'il ne cède pas aux pressions de Pétrolia. On est déçu de cette décision. »

Selon M. Simard, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, doit refuser l'émission du certificat d'autorisation réclamé par Pétrolia pour ses trois forages prévus l'été prochain.

« Il y a des impacts à la fracturation hydraulique, a-t-il dit. Et d'avoir ces impacts, alors qu'on n'a pas l'intention d'aller de l'avant, c'est des impacts qui sont selon nous injustifiables et on espère que le ministère de l'Environnement n'émettra pas de certificat d'autorisation. Il a le droit de le faire. »

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