Mise en demeure: Péladeau a entendu raison, croit la CAQ

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Le député caquiste Benoit Charette.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La Coalition avenir Québec croit que le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a fini par entendre raison, après avoir servi une mise en demeure à ses adversaires concernant le financement d'un institut de recherche qu'il veut fonder.

Le député caquiste Benoit Charette, qui était au nombre des personnes visées par cette procédure préliminaire à une poursuite, a affirmé qu'aucun développement ne s'est produit dans ce dossier.

La semaine dernière, la CAQ avait rejeté une invitation à la médiation formulée par M. Péladeau après l'envoi d'une mise en demeure.

Selon la formation politique, les questions soulevées sur le mode de financement de l'institut de recherche sur la souveraineté relevaient du débat politique et non de la justice.

Lors d'un point de presse, lundi, M. Charette a estimé que l'absence de réaction de M. Péladeau, à la suite de ce refus, montre qu'il s'est rangé à cet argument.

M. Charette, qui a participé lundi à l'audition du directeur général des élections, était visé par la procédure, tout comme le chef François Legault et le président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec.

«On n'a rien reçu de notre côté, a-t-il dit. Probablement que M. Péladeau a tout simplement compris que le débat était politique. Il n'y a pas eu de suites de notre côté. On va espérer qu'il a entendu raison tout simplement.»

Le mois dernier, après avoir sommé trois représentants caquistes de se rétracter, M. Péladeau les avait invités à participer plutôt à un processus de médiation.

La CAQ avait d'abord reçu une mise en demeure après avoir affirmé que le chef péquiste contreviendrait à la loi électorale et à ses dispositions sur le financement politique en dotant personnellement l'institut, qui n'a pas encore été créé, des fonds nécessaires à ses activités.

Plus tard, après avoir présenté un bilan de ses activités aux parlementaires, le DGE, Pierre Reid, a déclaré que ses services veilleront à s'assurer que le loi électorale soit respectée si le PQ va de l'avant avec son projet d'institut de recherche.

M. Reid a précisé qu'il faudra voir quel sera son lien avec la formation politique, peu importe la façon dont il est financé.

«Un député, de toutes façons, pourrait financer des recherches qui se font à l'Université Laval, mais il s'agit d'examiner quelle relation un organisme pourrait avoir avec un parti politique», a-t-il dit.

Alors que les péquistes plaident qu'ils mettront sur pied l'équivalent de L'Idée fédérale, dont certains membres ont des liens avec le Parti libéral du Québec, M. Reid a affirmé que l'organisme ne fait rien d'illégal.

«On n'a pas d'indication, on n'a pas eu de plainte à cet égard-là, qu'ils contreviendraient à la loi électorale», a-t-il dit.

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