Poëti est «en réflexion», mais ne songe pas à démissionner

Robert Poëti... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Robert Poëti

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Laissé sur le carreau dans le remaniement ministériel de jeudi, Robert Poëti, titulaire des Transports et de Montréal, a ressenti cruellement la décision de Philippe Couillard de ne pas le conserver au sein du Conseil des ministres.

«En réflexion», le député de Marguerite-Bourgeoys ne s'oriente pas vers une démission si on se fie à l'entretien qu'il a accordé à La Presse cet après-midi.

Pas question de tirer un trait sur la vie politique après deux ans. «Je suis député, j'ai été élu dans ce comté, j'y ai déménagé, c'est sûr que je vais continuer de travailler avec les citoyens. Mais est-ce que je dois prendre du recul et réfléchir? La réponse est oui, on ne vit pas facilement un épisode comme ça», explique-t-il.

Ses premières pensées ont été pour ses employés politiques. «Cela me préoccupe, le personnel de mon cabinet qui a été loyal et qui aujourd'hui ne sait pas où il se retrouve», observe l'ancien porte-parole de la Sûreté du Québec, joint chez lui.

Il explique facilement son absence à la cérémonie d'assermentation du Conseil des ministres comme à la réunion de caucus qui l'a suivie. Des absences interprétées comme une réaction de rage. Plus simplement, «il me semblait inapproprié d'aller célébrer au caucus, ce n'est pas une question de mauvaise humeur, il me semble que c'est facilement compréhensible» dira-t-il.

«Mes collègues vivent aujourd'hui de beaux moments, je n'irai pas ternir une journée de célébration à cause du fait que, de toute évidence, je n'aurais pas souri beaucoup, c'est pourquoi je n'étais pas au caucus» a-t-il expliqué.

À des proches hier matin, M. Poëti avait indiqué qu'il avait été froissé particulièrement par le caractère expéditif d'une décision qui clairement était déjà prise. L'entretien n'avait duré que quatre minutes, bien peu de temps pour faire valoir deux ans de travail intense, avait-il plaidé.

Rencontré en toute fin de soirée mercredi, M. Poëti n'a pas eu le temps de dire ouf. «Je suis entré. M. Couillard m'a dit : "Cela va être une mauvaise journée pour toi. Professionnellement, je suis satisfait de ton travail, personnellement je n'ai aucun problème, mais comme je veux avoir une meilleure représentation des jeunes et des femmes tu tombes à un mauvais endroit".»

La limousine ministérielle l'a ramené dans la nuit à Montréal, et il a donné congé au chauffeur même si on lui avait indiqué qu'il pourrait s'en prévaloir jusqu'à mardi prochain.

«J'étais en plein dans le projet de loi sur la gouvernance des transports collectifs. J'étais prêt à déposer des amendements au Code de sécurité routière», conclue-t-il, clairement déçu, mais sans état d'âme.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer