Caucus du PQ: l'unité après les turbulences, dit Nicole Léger

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Saguenay

« Nous, on se trouve très unis », a plaidé la présidente du caucus péquiste, Nicole Léger, jeudi, après les turbulences subies par son parti au cours des derniers mois.

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À lire aussi : Les députés péquistes sont divisés sur le registre des armes

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Au terme d'une réunion de deux jours des députés péquistes à Saguenay en vue de préparer la rentrée parlementaire, Mme Léger a minimisé les départs de membres du personnel du parti, les tensions ainsi que les dissidences exprimées par les élus, notamment sur le registre des armes à feu.

En outre, jeudi matin, le député de Bertrand, Claude Cousineau, a été vu par un journaliste en train de quitter prématurément la réunion du caucus, pendant que le whip, Harold LeBel, tentait de le faire revenir.

Claude Cousineau a par la suite affirmé par la voie de l'attachée de presse du PQ qu'il n'était pas fâché, mais qu'il devait partir en raison du retard pris dans la réunion du caucus.

En conférence de presse, Mme Léger a dû justifier les ennuis du parti, en l'absence du leader parlementaire, Bernard Drainville, et du chef, Pierre Karl Péladeau, qui assistait à des funérailles en France.

« Vous ne me demanderez pas de commenter chaque sortie de député, a-t-elle répondu. C'est normal qu'à la fin, chacun a des contraintes de temps, de transport, d'équipe, ils partent à deux, à quatre, il ne faut pas y voir rien de spécial. (...) Je ne vous dirai pas ce que M. Cousineau a dit ou n'a pas dit, ne m'amenez pas là-dessus. »

Quand un journaliste lui a demandé si elle pouvait garantir que les tensions et les mouvements de personnel étaient terminés au PQ, à deux semaines de la rentrée parlementaire, la présidente du caucus a exprimé son désaccord.

« On aime ça discuter et échanger. (...) Les discussions ont été fructueuses. Je n'accrédite pas votre opinion sur les divisions à l'interne. (...) Nous, on se trouve très unis, on est une belle équipe », a dit Mme Léger.

Appelée à garantir la solidarité de M. Cousineau et de son caucus, elle a dit qu'elle ne voulait « pas rentrer dans les opinions personnelles des gens ».

Quant au sort du chef de cabinet de Pierre Karl Péladeau, Pierre Duchesne, elle est restée tout aussi floue. Le chef péquiste a refusé mardi de lui renouveler sa confiance et Mme Léger ne s'est pas non plus avancée sur M. Duchesne, qui est également son ancien collègue au conseil des ministres.

« C'est le chef de cabinet qui a été choisi par notre chef, alors on travaille avec les équipes du chef présentement, s'est-elle limitée à déclarer. C'est le choix du chef de former son équipe. »

Des médias ont rapporté que M. Duchesne était contesté dans le parti. Durant le caucus, il a gardé un profil bas et n'a pas parlé aux journalistes.

Il y a quelques jours, la directrice du service de recherche du PQ, Louise-Andrée Moisan, a quitté son poste après seulement quatre mois en fonction. L'automne dernier, le vétéran Stéphane Bédard avait quitté la barque, suivi par son chef de cabinet, Simon Lajoie.

Remaniement

Mme Léger a soutenu que les élus péquistes étaient fin prêts pour la rentrée parlementaire de février, afin de contester un gouvernement qu'elle trouve « dur » envers les toxicomanes, les groupes communautaires, les enfants autistes, leurs parents et les aînés.

« J'ai vu des députés proches de leur monde qui sont prêts à confronter ce gouvernement qui prend des décisions qui n'ont pas d'allure », a-t-elle dit.

De même, en matinée, le leader parlementaire, Bernard Drainville, a pressé le premier ministre Philippe Couillard de trancher rapidement sur la tenue ou non d'un remaniement ministériel.

Selon lui, l'incertitude actuelle paralyse l'action gouvernementale et les contribuables québécois sont « en droit d'avoir un gouvernement qui gouverne ».

« La moitié du conseil des ministres se demande s'il va perdre sa job, et l'autre qui se demande si elle va garder le même ministère, a déploré M. Drainville. Le gouvernement Couillard est de plus en plus dysfonctionnel. »

Si le premier ministre fait un remaniement, au moins trois ministres devraient perdre leur portefeuille, a insisté M. Drainville, soit Jacques Daoust, à l'Économie, David Heurtel, à l'Environnement, et Francine Charbonneau, à la Famille.

« M. Heurtel n'a pas fait le travail à l'Environnement. M. Daoust n'a pas été particulièrement brillant à l'Économie, il n'y a toujours pas de stratégie économique digne de ce nom. Et Mme Charbonneau, c'est un désastre. Elle est incapable de défendre les Centres de la petite enfance », a-t-il dit.

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