Aide à mourir: le Bloc empêche la formation d'un comité consultatif

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En théorie, Ottawa n'a plus que deux mois pour réagir à la décision rendue par la Cour suprême du Canada sur l'aide médicale à mourir.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Bloc québécois a empêché jeudi la formation d'un comité spécial sur l'aide médicale à mourir.

Les députés bloquistes ont refusé de donner le feu vert à une motion entourant la création de ce comité spécial - une motion nécessitant le consentement unanime de la Chambre.

Le leader parlementaire du Bloc québécois aux Communes, Luc Thériault, a expliqué avoir agi ainsi parce que le gouvernement refuse de réserver une place à un député bloquiste au sein du comité.

«Je vous ferai remarquer qu'il y a sur ce comité des sénateurs non élus. Ils auraient pu en retrancher un pour mettre un élu du Québec dûment élu», a-t-il plaidé en mêlée de presse.

Le Bloc québécois tente en même temps, en employant cette stratégie obstructionniste, de forcer le Parlement à le reconnaître comme parti officiel même s'il ne compte que 10 élus.

Le député Thériault avait demandé jeudi matin au leader du gouvernement à la Chambre des communes, Dominic LeBlanc, si le Bloc aurait sa place au sein du comité sur l'aide à mourir.

Disant souhaiter «que tous les députés de la Chambre permettront aux Canadiens (...) d'avoir la chance de témoigner», M. LeBlanc avait tranché que «les règles normales s'appliqueront», c'est-à-dire qu'un parti non reconnu comme le Bloc n'a pas de place garantie au sein de tels comités.

La motion présentée par les libéraux proposait la formation d'un comité spécial composé de cinq sénateurs et 10 députés de la Chambre des communes.

Le gouvernement suggère que le comité, qui pourrait mener ses consultations à l'échelle du Canada et à l'extérieur du pays, fournisse un rapport au plus tard le 26 février prochain.

En théorie, Ottawa n'a plus que deux mois pour réagir à la décision rendue par la Cour suprême du Canada sur l'aide médicale à mourir.

Le gouvernement a demandé la semaine dernière au plus haut tribunal au pays un délai de six mois pour se pencher sur ce délicat dossier.

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