Partition du territoire: le Bloc minimise les hésitations de Péladeau

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Même s'il a essuyé des tirs amis après avoir hésité à dire clairement que le territoire québécois était indivisible, Pierre Karl Péladeau est tout à fait à sa place comme chef du Parti québécois (PQ), juge le leader intérimaire du Bloc québécois.

Rhéal Fortin a affirmé mercredi que le leader péquiste avait «toutes les compétences nécessaires» pour mener le Québec à l'indépendance, qu'il était un «homme intègre» et «compétent», et qu'il s'améliorerait avec le temps.

M. Péladeau en a surpris plus d'un dimanche en semblant ouvrir la porte à la partition d'un Québec souverain. Il a ensuite corrigé le tir dans un communiqué, se disant «confiant» d'en arriver à des arrangements avec les «nations concernées dans le respect de l'intégrité du territoire».

Cette valse-hésitation a exaspéré un ancien rédacteur de discours de l'ex-première Pauline Marois. Dans un message écrit sur sa page Facebook, dimanche, Claude Villeneuve a sévèrement a qualifié le leader péquiste d'«inculte de la politique» qui n'est «pas à sa place».

Le chef du PQ a reconnu mardi qu'il avait «des croûtes à manger» pour acquérir la culture nécessaire à l'exercice de sa fonction, rappelant qu'il a fait le saut dans l'arène politique il y a 18 mois à peine.

Rhéal Fortin a fait écho à cet aveu, mercredi: «Je comprends sa déclaration à l'effet qu'il aurait des croûtes à manger. Il sera probablement plus habile dans deux ans qu'il ne l'est maintenant», a-t-il laissé tomber.

Il est par ailleurs clair pour les souverainistes que la partition du territoire québécois est «non envisageable», a insisté le chef intérimaire du Bloc québécois, se montrant peu intéressé à s'éterniser sur une discussion entourant le manque de clarté initial de M. Péladeau.

Réfugiés: le Bloc sera «vigilant»

En marge de sa conférence de presse au parlement, M. Fortin a également été appelé à se prononcer sur l'accueil des réfugiés syriens.

Le gouvernement libéral a annoncé mardi que le Canada recevrait d'ici la fin de l'année non pas 25 000, mais bien 10 000 Syriens qui fuient la guerre civile faisant rage au pays. La cible de 25 000 qui avait été établie pendant la campagne électorale a été repoussée à la fin février.

Après s'être dit heureux que le premier ministre Justin Trudeau «se soit rendu aux arguments du Bloc», qui avait avancé le chiffre de 10 000 en campagne, il a dit que son parti ferait preuve de «vigilance» pour s'assurer que «les règles en place, nos règles de vie au Québec, soient respectées».

Invité à expliquer ce qu'il entendait par le terme vigilance, M. Fortin est demeuré imprécis, évoquant simplement l'importance pour ces nouveaux arrivants de respecter «l'ensemble des règles» de fonctionnement de la société.

«Vous savez, on est dans un État laïque, on vit dans un État pacifique, on a des règles au Québec entre autres sur l'intégration linguistique, on s'attend à ce que tout ça soit respecté», a-t-il plaidé.

Le dossier des réfugiés syriens est l'un de ceux que la députation bloquiste suivra lorsque les travaux parlementaires reprendront à Ottawa. Mais d'ici là, c'est le discours du Trône prévu vendredi prochain qui est dans la mire du Bloc.

Rhéal Fortin souhaite notamment le rétablissement des transferts en santé et en éducation et compte réclamer que la prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) soit non imposable pour l'année financière 2015.

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