Colloque sur l'indépendance: même but pour Nadeau-Dubois et Péladeau

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

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Le premier se présente comme un militant de gauche opposé au néo-libéralisme. Le deuxième, aujourd'hui chef du Parti québécois (PQ), a souvent été décrit par des syndicats comme un patron intransigeant. Tout les éloigne, et pourtant, hier, à l'occasion du colloque sur l'indépendance organisé par le Parti québécois à Longueuil, Gabriel Nadeau-Dubois et Pierre Karl Péladeau ont tous deux reconnu l'importance de travailler ensemble pour l'atteinte d'un objectif commun: l'indépendance du Québec.

Sur la scène du Théâtre de la Ville à Longueuil, l'ex-leader étudiant a notamment mis le public en garde contre un «certain type de discours» voulant que l'indépendance ne soit ni à gauche ni à droite. «Je ne vois pas comment, sur la base du noyau du discours néo-libéral, qui dévalorise l'action collective et la solidarité, on peut construire un projet de pays», a-t-il déclaré.

Un militant a alors demandé au jeune homme ce qu'il pensait de M. Péladeau. Nadeau-Dubois a d'abord répondu qu'il est un homme de gauche, progressiste et allié du syndicalisme. «Je ne vais surprendre personne si je dis que ma première réaction lorsque M. Péladeau a été élu n'a pas été de crier "Hourra" », a-t-il reconnu. Il a toutefois ajouté que les gens devaient être jugés sur leurs actes et qu'il attendait de voir les gestes que le chef du PQ posera. «J'ai été content de voir son opposition à Énergie-Est [projet d'oléoduc]», a-t-il affirmé.

Quelques minutes plus tard, M. Péladeau est à son tour monté sur scène et a remercié l'ancien leader des carrés rouges. «Nous ne sommes pas obligés d'être d'accord avec tout, l'essentiel est de vouloir faire du Québec un pays», a-t-il répondu.

Le chef du PQ a longuement parlé de l'importance d'intégrer et d'écouter la jeunesse. Quelques instants plus tôt, Nadeau-Dubois expliquait d'ailleurs à la foule, principalement composée de baby-boomers, que le discours sur l'indépendance devait revoir sa façon de parler aux immigrants, aux autochtones et aux jeunes et que les questions environnementales devaient être au coeur du projet.

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