Cadre référendaire: Péladeau n'envisage pas de discussion avec Ottawa

Pierre Karl Péladeau... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Pierre Karl Péladeau

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Il ne faut pas s'attendre à voir Pierre Karl Péladeau négocier au préalable avec Ottawa les conditions entourant la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec, s'il devient premier ministre en 2018.

En entrevue avec La Presse Canadienne jeudi, le chef du Parti québécois a dit qu'il ne fallait se faire d'illusion sur la volonté du gouvernement fédéral de s'asseoir avec un éventuel gouvernement péquiste pour fixer ensemble le cadre d'une consultation populaire sur le statut du Québec, un peu sur le modèle écossais l'an dernier.

Il n'y a pas de discussions possibles avec Ottawa sur cette question, comme il n'y en a pas sur une réforme de la Constitution canadienne, a fait valoir M. Péladeau, qui s'est imposé un marathon d'entrevues jeudi, à l'occasion du 20e anniversaire du référendum perdu d'octobre 1995.

Si le PQ prend le pouvoir et décide de consulter la population sur son avenir, plusieurs points seront à définir: la question à poser, la date du référendum, le financement de la campagne référendaire, le processus et les termes d'une négociation Québec-Ottawa en cas de victoire du Oui, notamment.

En Écosse, Édimbourg et Londres ont mis des mois à négocier le cadre du référendum tenu en septembre 2014 ainsi que la marche à suivre si les souverainistes l'emportaient, ce qui ne fut pas le cas.

Chose certaine, contrairement à la question-fleuve posée en 1995, la prochaine question référendaire devra être claire et brève, semblable à celle posée aux Écossais, promet M. Péladeau.

Lors d'un éventuel troisième référendum, l'argumentaire privilégié par ce dernier pour convaincre les Québécois de voter «Oui» sera essentiellement économique, dit-il. L'enrichissement, individuel et collectif, procuré grâce à la souveraineté, sera la principale corde sensible qu'on fera vibrer pour inciter une majorité de Québécois à se donner un pays.

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