Couillard à Mexico: «Une visite d'État n'est pas une foire commerciale»

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Durant cette mission, M. Couillard était accompagné par quelque 70 entreprises et organisations, formant une délégation d'une centaine de personnes. Ici, le voit serrer la main du maire de Mexico.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Mexico

Le but des missions économiques du gouvernement n'est pas de procéder à une série d'annonces spectaculaires pour épater la galerie, a rappelé mardi le premier ministre Philippe Couillard, en traçant le bilan de sa mission de trois jours au Mexique.

M. Couillard a qualifié sa mission économique de «grand succès», même s'il est difficile, à court terme, d'en mesurer l'impact.

L'objectif de ces missions, a-t-il dit en point de presse en fin de journée, consiste pour le gouvernement à «ouvrir des portes» aux entrepreneurs et aux organisations intéressés à faire des affaires dans le pays visité ou à tisser des liens, qui peuvent rapporter à court ou à long terme.

«Une visite d'État, ce n'est pas une foire commerciale», a commenté le premier ministre, alors qu'il était interrogé sur les retombées concrètes de la mission.

«Il ne faut pas avoir cette approche-là», a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, a renchéri pour affirmer que «l'objectif, d'un point de vue commercial, ce n'est pas d'essayer de vous impressionner avec des grandes annonces, c'est d'ouvrir des portes».

Durant cette mission, M. Couillard était accompagné par quelque 70 entreprises et organisations, formant une délégation d'une centaine de personnes.

Leur présence aura donné lieu à environ 300 rencontres entre entreprises, selon les calculs du gouvernement.

En grande pompe, mardi, 19 ententes diverses de partenariat ont été signées entre des Québécois et des Mexicains, dans le secteur des affaires, de l'éducation et de la recherche.

Les Mexicains se sont montrés particulièrement intéressés par l'expertise québécoise acquise dans le secteur des énergies renouvelables, a indiqué le premier ministre.

Hydro-Québec sera mise à contribution, en ce domaine.

Le ministre Daoust a ajouté de son côté que les Mexicains «ont le grand défi d'électrifier le Mexique avec des énergies renouvelables pour diminuer leur empreinte carbone».

Pour y arriver, le Mexique veut construire 200 minicentrales électriques et s'appuiera, notamment, sur l'expertise québécoise en la matière.

Le premier ministre Couillard a rappelé par ailleurs sa satisfaction d'avoir entendu la veille le président du pays, Enrique Pina Nieto, démontrer son intérêt pour le marché du carbone comme moyen de diminuer les gaz à effet de serre, suivant l'exemple du Québec et de la Californie.

Il a rappelé que la rencontre avec lui avait aussi permis d'officialiser et de formaliser les relations bilatérales entre les deux États.

Le deuxième volet de cette mission, dirigée par le ministre Daoust, se poursuit en Colombie.

Quant à lui, le premier ministre Couillard quitte le Mexique mercredi matin à destination de Reykjavik, en Islande, où il participera pour la deuxième année consécutive au forum international annuel de développement nordique Arctic Circle.

Il sera l'orateur invité chargé de lancer les discussions vendredi matin.

En fin de journée, ce sera au tour du président français François Hollande.

Le thème de la lutte aux changements climatiques sera à l'honneur, en prévision de la conférence internationale de l'Onu COP21 prévue à Paris en décembre.

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