Forum des idées: Couillard critique le «corporatisme» des syndicats

Le premier ministre Couillard en point de presse... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Le premier ministre Couillard en point de presse dimanche.

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Le Forum des idées pour le Québec qui s'est conclu dimanche, à Saint-Lambert, a prouvé qu'il était possible de discuter d'éducation sans le «corporatisme» des «organisations», a affirmé Philippe Couillard, en s'en prenant à mots couverts aux syndicats. Ces derniers ont manifesté toute la fin de semaine à l'extérieur du collège Champlain pour dénoncer l'événement auquel ils n'étaient pas conviés, organisé par le Parti libéral du Québec.

«Je trouve ça incroyable qu'on soit critiqué pour tenir des activités de réflexion. Tout le monde devrait faire la même chose dans tous les milieux. Il faut absolument se sortir de cette habitude au Québec, qui nous dit que la réflexion et la discussion ne peuvent qu'être faites dans un cadre de corporatisme avec des organisations, que la pensée publique doit s'organiser uniquement dans ce modèle-là», a dénoncé le premier ministre, en point de presse.

De nombreux participants au Forum provenaient du milieu de l'éducation a soutenu Philippe Couillard, qui s'est dit «excessivement fier» de l'événement de trois jours. «On a réussi à tenir des débats de citoyens, des débats non partisans, avec des gens d'horizons politiques très différents du nôtre.» Ironique, le premier ministre s'est engagé à «donner un coup de main» aux autres partis politiques pour organiser un tel forum, une allusion évidente aux critiques du Parti québécois, qui avait notamment dénoncé le coût du forum de 150 $ par participant.

Philippe Couillard est revenu brièvement sur l'intervention remarquée du père du ministère de l'Éducation Paul Gérin-Lajoie samedi soir, alors que le vétéran libéral a livré un plaidoyer pour les élections scolaires. «On était très honoré d'avoir la participation de M. Gérin-Lajoie à ce colloque. Je dirais même que c'était émouvant de voir et de l'entendre pour réaliser tous les obstacles qui ont été mis sur son chemin lorsqu'il a créé le réseau public de l'Éducation», s'est-il contenté de répondre.  

Le gouvernement Couillard présentera cet automne une réforme des institutions scolaires et tout porte à croire qu'il viendra mettre fin aux élections scolaires. «Je ne suis pas convaincu qu'une élection au suffrage universel, où les gens participent à 4 % [...] est véritablement effective et efficace comme implication de la communauté», a soutenu le premier ministre. Son gouvernement n'envisage toutefois plus d'abolir la «commission scolaire» ou de faire des «fusions ou des regroupements». «Par contre, si des commissions scolaires veulent mettre des services en commun, bravo, on va les aider à le faire», a-t-il ajouté.

Alors que les négociations pour le renouvellement de la convention collective des employés du secteur public progressent à pas de tortue, le premier ministre a réitéré vouloir une entente négociée avec les syndicats. «Mais les demandes syndicales qui sont sur la table sont totalement irréalistes en terme de finances publiques. [...] Ce n'est pas vrai que l'argent qu'on met dans les conventions collectives, même s'il faut le faire, va nécessairement améliorer la réussite des enfants et du système d'éducation», a-t-il déclaré.

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