Lock-out et municipalités: Péladeau n'a pas la même position que Gaudreault

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Pierre Karl Péladeau

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Alexandre Robillard
La Presse

(Québec) Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau n'a pas la même position qu'un de ses porte-parole concernant le droit de lock-out aux municipalités.

M. Péladeau a répété, mercredi et jeudi, qu'il était prématuré d'exclure cette option qui pourrait contribuer au rééquilibrage du rapport de force qu'il souhaite lors de négociation de conventions collectives.

Des municipalités ont voté en faveur d'un nouveau pacte fiscal, mercredi, qui devrait leur octroyer le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés en cas d'impasse des négociations.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a cependant jugé que le droit au lock-out est incompatible avec les responsabilités des municipalités.

Après s'être abstenu de commenter ce point de vue, mercredi, M. Péladeau a également refusé de dire s'il partage le point de vue de son député, Sylvain Gaudreault, porte-parole du dossier municipal.

Mercredi, M. Gaudreault a rappelé que le lock-out n'a jamais été une option pour le caucus péquiste.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, jeudi, M. Péladeau a pris ses distances de l'avis formulé par M. Gaudreault.

«C'est l'opinion de Sylvain», a-t-il dit.

M. Péladeau a répété qu'il attendra de voir le pacte fiscal avec les municipalités, qui n'a pas encore été rendu public, avant de commenter.

«Les ministres libéraux disent une chose et font fréquemment le contraire, a-t-il dit. On va devoir regarder en quoi ça consiste, parce que sinon c'est très hypothétique. Chose certaine, nous, au Parti québécois, nous sommes tout à fait d'avis que le monde municipal a besoin d'autonomie.»

Le chef péquiste s'est toutefois permis un commentaire concernant une compression récurrente de 300 millions dans les transferts aux municipalités, une information qui a circulé depuis le début de la semaine concernant le pacte.

«Nous constatons que le gouvernement libéral a décidé de couper 300 millions par année dans le monde municipal, ça, c'est problématique, c'est des moyens financiers qui sont limités», a-t-il dit.

Sans préciser exactement à quoi il faisait référence, M. Péladeau a expliqué que certains éléments du pacte pourraient poser problème sur le plan constitutionnel.

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