Abolition des indemnités de départ: Drainville presse Couillard d'agir

Lors d'un point de presse, avant le début... (Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil)

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Lors d'un point de presse, avant le début d'un caucus péquiste dans le Bas-Saint-Laurent, M. Drainville a souligné la contradiction entre cette pratique et les politiques d'austérité budgétaire du gouvernement.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
RIMOUSKI, Qc

Le député péquiste Bernard Drainville a pressé mardi le premier ministre Philippe Couillard d'éliminer les primes de départ des députés qui quittent avant la fin de leur mandat.

M. Drainville a rappelé que M. Couillard n'a pas encore déposé de projet de loi depuis qu'il s'est opposé à cette pratique, au moment de la démission de son collègue Yves Bolduc, en février.

Le député péquiste est revenu à la charge après l'annonce des démissions des libéraux Marguerite Blais et Gilles Ouimet, au cours derniers jours.

M. Ouimet touchera une prime d'environ 56 000 $ tandis que Mme Blais touchera 150 000 $, des sommes prévues dans le cadre de leur rémunération actuelle.

Lors d'un point de presse, avant le début d'un caucus péquiste dans le Bas-Saint-Laurent, M. Drainville a souligné la contradiction entre cette pratique et les politiques d'austérité budgétaire du gouvernement.

M. Drainville a opposé les sommes touchées par les députés libéraux à l'abolition de primes pour les infirmières.

«Le gouvernement libéral propose d'abolir les primes de nuit des infirmières mais il refuse d'abolir les primes des députés qui partent en plein jour», a-t-il dit.

M. Drainville a pressé M. Couillard d'aller de l'avant avec une réforme de la rémunération des députés qui abolirait ces primes.

«Depuis l'élection de 2014, les seuls députés qui quittent avec leur prime c'est des députés libéraux, a-t-il dit. M. Couillard au mois de février dernier a dit «ça doit cesser, je n'aime pas cette pratique'. Il attend quoi Philippe Couillard pour mettre fin aux primes des députés qui quittent avant la fin de leur mandat?»

La députée péquiste Agnès Maltais a affirmé que les deux députés sont partis parce qu'ils n'avaient pas été nommés ministres.

«Philippe Couillard n'arrive pas à conserver son équipe, il n'arrive pas à les garder ensemble», a-t-elle dit.

Mme Maltais a expliqué qu'elle comprenait la décision de M. Ouimet, un ex-bâtonnier du Barreau du Québec qui aurait voulu être ministre de la Justice.

Selon Mme Maltais, sa déception s'est accentuée devant le travail de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à propos de qui la députée péquiste a dit qu'elle n'était «pas bonne».

«Si j'avais le cv de Gilles Ouimet, moi aussi je serais étonné de voir Stéphanie Vallée comme ministre de la Justice, parce que véritablement, elle n'est pas à la hauteur», a-t-elle dit.

Selon Mme Maltais, ce n'est pas normal que des députés quittent durant leur mandat, simplement «par frustration personnelle».

«Pour moi c'est briser une promesse qu'on a fait aux électeurs», a-t-elle dit.

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