Bernard Landry demande un assouplissement des critères fiscaux pour Julie Snyder

Julie Snyder affirme que sa compagnie, Productions J,... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Julie Snyder affirme que sa compagnie, Productions J, a été privée de crédits d'impôt parce qu'elle partage sa vie avec Pierre Karl Péladeau.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

L'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry a dénoncé vendredi le traitement réservé à la productrice Julie Snyder, qui se dit forcée d'abandonner son entreprise après avoir été privée de crédits d'impôt par les libéraux.

Dans une lettre ouverte, M. Landry a pris la défense de Mme Snyder, conjointe du chef péquiste Pierre Karl Péladeau, également actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor.

Plus tôt cette semaine, les libéraux avaient affirmé que les plans budgétaires de M. Landry prévoyaient en 2003 les mêmes restrictions d'admissibilité pour les conjoints que les libéraux ont rétablies dans leur budget l'hiver dernier.

Selon M. Landry, l'intention de son gouvernement, en 2003, était d'assurer que les maisons de production bénéficiant du programme ne soient pas la propriété de diffuseurs, mais plutôt la propriété de producteurs indépendants.

Vendredi, M. Landry a soutenu que le resserrement des critères d'admissibilité aux crédits d'impôt à la production télé ne doit pas avoir pour effet «d'exclure l'entreprise de production ayant connu les succès les plus éclatants dans l'histoire de la télévision québécoise».

«Il s'agit là du résultat contraire à celui recherché, a-t-il écrit. Il s'agit surtout, à sa face même, d'un cas flagrant de discrimination. Le fait de présumer d'un lien de dépendance entre deux entreprises préalablement existantes, uniquement du fait que leurs dirigeants ont amorcé une relation personnelle, est inacceptable.»

Selon l'ex-premier ministre péquiste, il suffit que le programme continue d'exclure les maisons de production détenues par les diffuseurs tout en acceptant les maisons de production dont la propriété est indépendante de tout diffuseur.

«On pourra ainsi voir respecter un principe que tous nos compatriotes admettent déjà, selon lequel deux personnes engagées personnellement peuvent, à bon droit, mener des affaires distinctement», a-t-il écrit dans sa lettre.

M. Landry a lancé un appel à la «grandeur» du premier ministre Philippe Couillard afin d'assouplir les critères dénoncés par M. Snyder, inadmissibles aux crédits d'impôt parce que la majorité de ses productions sont diffusées sur le réseau TVA, une filiale appartenant à M. Péladeau.

«J'en appelle à mon premier ministre, à son sens de l'équité et du respect de l'autonomie des personnes, afin qu'il corrige sans tarder cette injustice, a-t-il dit. Voilà un cas où l'on pourra mesurer la grandeur de l'homme, par sa capacité d'aller au-delà de la partisanerie et par sa volonté de faire ce que doit.»

Au cabinet de M. Couillard, le directeur adjoint des communications, Charles Robert, a indiqué que l'appel de M. Landry n'entraînera aucune modification au programme.

En début de semaine Mme Snyder a annoncé qu'elle cesserait ses activités de productrice, une décision dont elle a rendu le gouvernement libéral responsable.

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